Le Chien de garde

Finalement, la concrétisation d’un beau projet pour le Québec!

Posted in Environnement, Partis politiques provinciaux, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on mai 9, 2011

Au mois de juin 2009, le Chien de garde du Québec avait publié un commentaire sur un excellent projet pour le Québec d’aujourd’hui et de demain. Ce dernier représentait et représente encore probablement le plus gros chantier de l’histoire de la Belle province et nous avons nommé le PLAN NORD.

Cette vision de notre empreinte légitime sur notre territoire, et d’une simplicité déconcertante à comprendre, représente malgré un défi colossal pour notre société. Implicitement, il vise le développement tous azimuts dans le respect du développement durable de tout ce qui se trouve au nord du 49e parallèle (soit plus de la moitié de notre territoire!), et ce, selon 3 axes principaux qui sont ceux économiques, énergétiques et récréotouristiques. Bien évidemment, il est censé se réaliser avec les populations nordiques qui devront en être les premiers bénéficiaires puisqu’il s’agit aussi de leur développement qui est question ici.

Pourquoi reparlons-nous encore de ce projet dans notre blogue? C’est principalement parce que le Gouvernement du Québec s’apprête demain (9 mai 2011) à lancer concrètement ce vaste chantier en faisant connaître ses nombreux tenants et aboutissants au grand public. Conséquemment, nous avons donc plusieurs objectifs déclarés avec ce présent billet. Ils sont : 1) de contribuer à faire connaître ce grand projet aux Québécoises et aux Québécois pour qu’ils soient eux aussi des chiens de garde proactifs; 2) de féliciter le gouvernement pour ce projet ambitieux et positif pour l’avenir de notre société; et 3) de l’avertir que nous l’aurons à l’œil dans son opérationnalisation puisqu’il s’agit d’un projet trop important pour les intérêts supérieurs de notre société pour qu’il soit bâclé ou dilué à une coquille vide comme bien d’autres projets antérieurs.  

Avec tous les défis sociétaux qui attendent le Québec de demain, nous n’avons pas le choix que d’explorer de nouvelles avenues prometteuses pour notre développement et le maintien de notre modèle de société. Que ce soit le vieillissement générationnel, la crise des finances publiques, le marasme sociétal dans lequel nous vivons actuellement, la gestion de nos avoirs durables et des nombreuses infrastructures stratégiques pour les générations futures, l’intégration professionnelle des nouveaux arrivants et des jeunes générations, la crise de confiance des citoyens envers le monde politique, etc. Tous ces défis méritent que nous nous efforcions de trouver des solutions innovatrices et créatrices de richesse et valeur ajoutée. Ne rien faire pour les relever reviendrait tout simplement à abandonner le Québec à un sort funeste et vraiment désolant lorsque nous connaissons tout le potentiel de cette société.

Pour avoir été au courant des détails généraux du projet avant son annonce de demain, nous ne pouvons être qu’en accord avec sa teneur et la vision qu’il propose d’opérationnaliser. Par ailleurs, nous souhaitons aussi féliciter le gouvernement provincial de Jean Charest pour cette belle initiative. Par contre, nous voulons aussi, du même coup, lui conseiller de bien ses devoirs de communication pour une fois… Ce serait pertinent pour le Plan Nord afin que toute la société Québécoise puisse être au fait de ce qui s’en vient et ainsi souscrire à ce vent de changement durable pour le Québec d’aujourd’hui et de demain. Ce serait là toute une réussite et une première pierre des nouvelles fondations de confiance entre les citoyens et leurs représentants élus.

Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec à propos de l’annonce de la concrétisation du Plan Nord du gouvernement de Jean Charest.

Liens intéressants sur le sujet :

–          Article de Jocelyne Richer de  La Presse Canadienne et publié sur Cyberpresse à l’adresse suivante :  http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201105/08/01-4397320-charest-met-le-paquet-sur-son-plan-nord.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS7

–          Article du Chien de garde du Québec à propos de la première annonce gouvernementale de ce projet et publié à l’adresse suivante : https://chiendegarde.wordpress.com/2009/06/22/un-beau-projet-pour-le-quebec/

Réflexions d’un Miniwheats sur notre langue nationale

Posted in Culture et identité, Société by Le Chien de garde du Québec on mai 8, 2011

Un article retrouvé dans nos bases de données et qui provient d’un ami proche du Chien de garde du Québec. Cet individu au grand potentiel ne cessera jamais de nous étonner et de nous émerveiller par sa force brute (qu’il ignore posséder par moment, mais quand même bien présente…) et sa sagesse mesurée dans tout ce qu’il dit et fait. Il est un modèle qui nous inspire à poursuivre dans la voie que nous avons choisie et sans lui, probablement et même certainement, que nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui! Voici donc sa pensée que nous cautionnons bien évidemment sur le statut de la langue française au Québec et au Canada.

On en parle, mais on n’y fait rien ! Réflexions sur le statut du français

au Québec et au Canada 

Lorsqu’on pense à ce qui forme la base d’une identité, on retrouve dans le haut de la liste la langue parlée par les membres de la nation qui s’est dotée de cette identité. C’est pour cette raison que la nation doit mettre en œuvre tous les moyens possibles en vue de sa conservation, dans un premier temps, puis de son rayonnement, dans un deuxième temps.

La langue est plus qu’un simple vecteur de communication, c’est aussi une façon de concevoir le monde. Nous n’avons qu’à penser aux calembours, aux expressions et aux logismes que créent de façon quasi naturelle les langues pour nous en convaincre.

Les Québécois et l’ensemble des francophones du Canada n’échappent pas à cette réalité. Pendant quatre siècles ils ont, par une expérience commune en Amérique, développé leur langue et leur identité par le fait même. Ils ont toutes les raisons du monde de vouloir préserver leur héritage culturel, après les nombreuses incertitudes qu’ils ont vécues: la Conquête, la difficile coexistence avec un envahisseur, l’expansion culturelle et économique d’une hégémonie au sud des frontières nationales (depuis la SecondeGuerremondiale), ainsi que de multiples épisodes de lourds débats constitutionnels (de 1774 à nos jours). En revanche, il ne faut pas négliger les gestes d’importance qui ont parsemé l’histoire québécoise et canadienne-française, dont l’adoption de la Charte de la langue française en 1977 et de la Loi sur les langues officielles par le Parlement fédéral de 1968. Tous les francophones du pays en reconnaissent la valeur, sans égard à l’allégeance politique.

C’est dans ce contexte qu’il est difficile de comprendre l’inquiétante contradiction des Québécois face à leur bagage culturel et linguistique. Ils en exigent le respect avec insistance, voire même avec véhémence, mais sont avares d’efforts pour parvenir à leurs fins avouées. Les francophones hors Québec n’en retirent aucun avantage, puisque le réflexe purement québécois de « cantonnement » de la question linguistique empêche d’établir les ponts nécessaires pour faire rayonner le français sur le plus grand territoire possible. Partant, rien n’est assuré, ni même la préservation de l’héritage culturel, bien que l’on doive concéder qu’il en faudrait encore beaucoup pour arriver à bout de toute trace de notre héritage.

Parmi les signes les plus courants de cette contradiction, nous retrouvons le cruel défaut de rigueur quant à la langue écrite et parlée. Le français étant de l’aveu même de ses locuteurs difficile à maîtriser, nous devrions plutôt redoubler d’efforts ! La difficulté sera aggravée par les tâtonnements du système d’éducation en la matière, l’instruction publique n’ayant manifestement pas fait ses devoirs. Conjuguez à cela le déficit des ressources pour intégrer de la façon la plus harmonieuse les nouveaux arrivants aux Franco-Québécois, et nous obtenons un portrait préoccupant. Pas catastrophique, mais préoccupant.

Hélas! il semblerait que d’autres priorités l’aient emporté ou encore que l’apparente volonté des Québécois de faire épanouir leur langue ne se soit pas traduite en des gestes concrets pouvant améliorer son statut. Il y a sans doute des facteurs culturels inhérents à cela ou des justifications de contexte, mais il ne serait pas inutile quand même de se pencher sur la question et de trouver, suite à une démarche introspective et sérieuse, ce qu’il faudrait corriger pour cesser de piétiner.

Pour l’auteur de ce texte, il y a une clé : l’éducation, la communication et la sensibilisation. La véhémence n’est d’aucun secours puisqu’elle braque les autres contre soi; l’expérience québécoise nous le révèle. L’indifférence, par ailleurs, tue de l’intérieur. Celles-ci doivent donc être combattues avec une déterminante férocité, dans un esprit d’unité.

Un séisme politique au Canada

Posted in Culture et identité, Parti politique fédéraux, Politique fédérale, Société by Le Chien de garde du Québec on mai 7, 2011

Le 2 mai dernier, un séisme d’une magnitude sans précédent a fait trembler les plaques tectoniques de la politique canadienne, et ce, comme on a rarement l’occasion de voir cela dans une existence. Une telle élection avec ses résultats ne survient que tous les 20 ou 25 ans et chaque fois, il s’agit d’un tsunami ramassant tout sur son passage pour laisser un paysage complètement différent par après.

Le PCC que l’on disait d’eux qu’il ne serait jamais majoritaire – puisque les Canadiens ont trop peur des conséquences qui viendraient avec – le sont devenus. Le PLC, pour ce parti heu… – bien que cela soit dommage en soi puisqu’il s’agit d’une grande institution ayant profondément marqué notre façon moderne de vivre – on se doutait que ce serait une défaite pour eux, mais au grand jamais d’une telle ampleur. C’est un peu la même chose avec le Bloc québécois puisque personne, absolument personne – les journalistes, les citoyens, les autres partis et eux autres mêmes – n’aurait pu prédire cette désaffection monstre de leurs rangs et conséquemment leur quasi-disparition de la carte électorale. Pour le grand gagnant québécois de ces élections, soit le NPD, c’est un peu différent puisque le Chien de garde est d’avis que ce parti n’a que repris ce qui lui aurait appartenu de soi depuis bien longtemps si cela n’avait pas été de la présence du Bloc et de leur discours les identifiant comme seul rempart politique pour les citoyens de la Belle Province.

Nous avons fait élire 58 députés orange ce soir sismique du 2 mai 2011, un record et une primeur sans précédent dans l’histoire de notre province et de ce parti. Tous les deux, selon notre humble avis, sont comme des âmes sœurs qui étaient séparées et qui viennent de se retrouver. Les deux partagent des valeurs, des principes et des idéaux sociétaux suffisamment similaires pour se retrouver dans la zone du spectre politique, soit le centre-gauche très prononcé. Les deux croient en la justice sociale, la redistribution de la richesse et un fardeau moins lourd pour les familles. Ils mettent la protection de l’environnement et le mieux-être collectif par l’amélioration des services aux citoyens et par un souhait d’interventionnisme de l’État. De ce point de vue, on pourrait dire la même chose des Québécois et du Parti libéral du Canada et ce serait très vraisemblable et logique. Par contre, la différence avec le NPD et le PLC – à part le fait que le deuxième est plus au centre évidemment – tient plus de la méfiance et de la colère encore présentes des citoyens du Québec contre les rouges, et ce, pour évidemment le scandale que l’on connaît tous…

Une autre chose que le Chien de garde du Québec voudrait mentionner à propos de cette élection et c’est à propos du comportement des perdants. André Pratte, de Cyberpresse, a publié une excellente chronique à ce sujet qui peut se résumer ainsi… « Arrêtez donc de chercher des poux partout et comprenez enfin que les électeurs ont rejeté massivement ce que vous leur offriez comme programme et comme vision de société. Commencez donc tant qu’à y être à refaire vos devoirs et à trouver réellement ce que le Québec veut et aspire comme modèle de société au lieu de critiquer sa manière de voter. Les citoyens ont toujours raison lorsqu’ils votent. »

Finalement, on ne peut que féliciter les grands gagnants de cette soirée électorale et les avertir que maintenant qu’ils sont les représentants du Québec, nous les aurons à l’œil, et ce, autant pour les féliciter que pour les inviter à se corriger.

Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec relativement à cette excitante élection et ses résultats hors du commun pour le Québec.

Source :

PRATTE, André (2011). « L’erreur des électeurs?», article publié sur Cyberpresse, édition du 7 mai [en ligne], http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201105/06/01-4396905-lerreur-des-electeurs.php (page consultée le 7 mai 2011).

Le retour du chien de garde du Québec

Posted in Uncategorized by Le Chien de garde du Québec on mai 7, 2011

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Bien le bonjour à vous tous,

Après presque deux ans à l’extérieur du milieu des blogues politiques et de société suite à la conclusion de mes études de maîtrise, me revoici en forme et prêt de nouveau à soulever les enjeux, les dilemmes, les problèmes sociétaux et leurs alternatives et sans oublier tout ce qui touche de près aux intérêts des Québécois et Québécoises. Qu’on se le tienne pour dit, le Chien de garde du Québec deviendra sous peu un incontournable de la Toile pour tous ceux qui veulent japper fort pour faire changer les choses…

Le Chien de garde du Québec

Un Obama québécois ou canadien, vraiment?

Posted in États-Unis, Culture et identité, Politique fédérale, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on octobre 1, 2009

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Nathalie Collard, éditorialiste du quotidien La Presse, a publié aujourd’hui un texte qui a fait rappeler au Chien de garde une réflexion qu’il avait déjà produite dans le cadre d’un essai politique. Cette professionnelle de la presse écrite déclare au sujet des Montréalais « qu’ils sont à la recherche de candidats politiques inspirants. Dans cette volonté de voir émerger un leader plus grand que nature qui saurait extirper Montréal de son marasme, [les citoyens de la ville expriment leur désir d’avoir un politicien] moderne, visionnaire, démocrate, capable de travailler en équipe et de projeter la métropole québécoise loin dans le XXIe siècle » (La Presse, en ligne le 1er octobre 2009, http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/nathalie-collard/200910/01/01-907329-lombre-de-jean-drapeau.php). Ils ne sont pas les seuls à vouloir un représentant élu de cette trempe puisque tous les citoyens de chaque ville, de la province et du pays ont également ce souhait. Si légitime soit-il pour notre destinée, il semble cependant inaccessible jusqu’à maintenant de ce côté-ci de l’Amérique du Nord. La réflexion précédemment introduite porte sur la dernière élection présidentielle américaine et en voici donc une synthèse pour notre bénéfice à tous chers concitoyens québécois et canadiens et en espérant que cela saura nous inspirer aussi.

Contrairement à notre situation désespérante, nos voisins du Sud ont fait un choix l’an dernier qui leur a permis d’entrevoir la lumière au bout du tunnel en élisant le successeur à George W. Bush.  Comme la plupart des Québécois, l’auteur de ce commentaire ne fait pas exception à la règle en ayant eu le regard tourné vers eux lorsqu’ils ont tourné une page de leur histoire et surtout entamé un nouveau chapitre avec l’élection à la présidence du pays du premier noir. Ce qui est exceptionnel dans cet événement, c’est que ce soit arrivé dans le pays de l’esclavage et de la ségrégation raciale. Il est important de se rappeler qu’il y a moins de 80 ans, on pendait encore des noirs dans le Sud américain pour la seule raison de leur couleur de peau.

Pourquoi l’auteur de ce commentaire parle de cet homme en particulier? La raison en est fort simple et c’est par jalousie et par envie qu’il le fait. Nos gouvernements et nos partis politiques d’aujourd’hui, au Québec comme au Canada et qu’ils soient municipaux, provinciaux ou fédéraux, sont dirigés par des hommes de bien qui ne veulent que le succès de la population qu’ils servent sauf qu’ils ne sont en rien des équipes de visionnaires, des gens porteurs d’un rêve, d’un projet de société rassembleur pour toute la nation québécoise ou canadienne. Ils seraient plutôt des gestionnaires de tous les jours, c’est-à-dire qu’ils se préoccupent plus de la gestion courante des opérations de l’État, du court terme et sans oublier de leurs fesses à eux pour ne pas perdre leur « job ». Par ailleurs, ce qui est fataliste dans cette réalité, c’est que ces absences d’esprit de vision et de projet rassembleur agrémenté d’un charisme déroutant et peu inspirant pour la nation sont probablement les plus grands obstacles au développement proactif présent et futur de notre société.  

Barak Obama s’est présenté comme le candidat du changement et celui qui saura unir les États-Unis après tant d’années de division avec les administrations Clinton et Bush. Pour plusieurs, il se positionne déjà au côté des grands hommes de ce pays qui ont su influencer et guider la nation américaine et surtout, il a réussi là où pratiquement tous les autres ont échoué. Il a réussi à attirer dans ce débat essentiel, qui a mené le peuple américain vers les élections de 2008, des citoyens jeunes et moins jeunes, riches et pauvres et des minorités qui avaient fui la politique et ses débats. Ces revenants, qui se sont retrouvés dans le discours positif et visionnaire du président Obama, retrouvent en lui le goût du changement qui les anime depuis tant d’années et enfin ils retrouvent avec lui l’espoir d’un meilleur avenir pour leur nation. Ses détracteurs pourront toujours arguer avec raison son inexpérience, son côté réformateur ou son idéalisme, mais ils ne pourront jamais lui reprocher le vent de fraîcheur qu’il traîne dans son sillage et de ne pas insuffler au peuple américain le désir de participer et de se faire entendre dans un débat qui, depuis des années, les avait écartés des discussions et tractations réelles. 

L’auteur en arrive à la conclusion qu’un Obama québécois ou canadien serait probablement la meilleure chose qui pourrait nous arriver présentement et dans un proche avenir. À noter qu’il ne l’encense pas automatiquement et que, s’il pouvait, il lui conseillerait de faire bien attention de ne pas décevoir tous ceux qui ont mis leurs espoirs en lui et d’essayer le plus possible de réaliser ce qu’il a promis pour faire en sorte que cette renaissance de la participation citoyenne ne soit pas vaine. Toutefois, rendons à César ce qui lui revient de droit et un individu qui arriverait au même résultat ici que ce Barack Obama… Donc, être capable de porter en lui le rêve de changement et d’espoir qui nous anime tous ici aussi, être capable d’inspirer notre nation et ses membres par sa vision et son projet de société et qui saura consolider l’unité de notre collectivité tant ébranlée par le cercle vicieux qui s’est installé entre les politiciens et la population… Cet individu-là serait grandement le bienvenu dans notre politique bien ennuyeuse… Telle est la réflexion du Chien de garde du Québec à propos du manque de dynamisme et de leadership charismatique de la politique municipale, provinciale et fédérale.

Autoritaire ou astucieux ?

Posted in Partis politiques provinciaux, Politique québécoise by Le Chien de garde du Québec on septembre 23, 2009

 

Logo Chien de garde du QuébecEst-ce que le bâillon décrété par le gouvernement libéral provincial est un geste relevant quelque peu de l’autoritarisme politique ou purement un acte astucieux et même prévoyant pour les intérêts supérieurs du Québec ? Cela peut sembler quelque peu simpliste comme interrogation pour le spécialiste de la politique québécoise, mais le Chien de garde du Québec croit tout de même qu’il s’agit de la question légitime à se poser comme contribuables et citoyens. « Monsieur-madame-tout-le-monde » qui pait ses impôts et tous les tarifs reliés aux services publics, tout en essayant de joindre les deux bouts en payant tout le reste, aimerait peut être savoir si le geste du gouvernement Charest est un acte de foi envers les intérêts supérieurs du Québec ou une entorse aux principes parlementaires ? Ce projet de loi permet au gouvernement du Québec « d’être dans le rouge » pour les 5 prochaines années tout en n’ayant pas l’obligation de couper dans les autres secteurs des services publics pour maintenir l’équilibre budgétaire.

Pour tenter d’obtenir une réponse à cette interrogation, il faut savoir dans quoi on s’embarque avant… En premier lieu, le Québec a déjà une dette cumulative dépassant les 120 milliards de dollars et prévoit, avec l’adoption de cette loi, d’y ajouter plus de 11 milliards en 5 ans provenant des futurs déficits annuels du gouvernement provincial. En deuxième lieu, rien ne garantit que la conjoncture économique sera revenue en période de prospérité dans 5 ans, date butoir selon le document législatif pour un retour à un équilibre budgétaire. En troisième lieu, cet équilibre qui est aujourd’hui considéré comme un standard politique n’a pas toujours eu ce statut auprès des gouvernements provinciaux puisque nombre d’entre eux ont contribué à nous endetter afin de payer ce que l’on pourrait nommer la facture d’épicerie du gouvernement, soit les dépenses courantes. En quatrième lieu, les sciences économiques et politiques s’entendent pour dire que lorsqu’il y a crise économique, il est recommandé aux différents États de s’endetter afin de stimuler leur économie nationale pour une reprise rapide. Par contre, les mêmes sciences nous disent aussi que lorsque la reprise prend le pas sur l’état de crise, les gouvernements sont censés revenir à l’équilibre budgétaire, voir même en période de surplus financiers. En cinquième et dernier lieu, ce projet de loi a été déposé pour adoption par le gouvernement pour lui donner une porte de sortie légale et acceptable, de même qu’une marge de manœuvre politique et financière, afin de pouvoir continuer à dispenser tous les services actuels à la population sans les couper en cas d’entrées d’argent moins grandes que prévu.

L’adoption de ce texte de loi, somme tout essentiel pour l’état économique de notre province, peut être considérée comme une bonne et mauvaise chose en soi. Sous son aspect positif, le gouvernement s’arrange pour se donner les moyens nécessaires afin de stimuler son économie pour une reprise durable et rapide. Lorsque tous les investisseurs habituels sont soient trop « frileux » pour des investissements ou soient trop « cassés » pour les réaliser, il ne reste plus que les gouvernements qui ont la latitude financière pour y arriver. Il est donc de leur devoir et dans leur intérêt d’y veiller afin que les entrées d’argents en taxes et impôt reprennent un rythme de croisière satisfaisant pour leur redistribution dans les services à la population. Sous son aspect négatif, l’adoption de ce projet de loi pourrait annuler tous les sacrifices réalisés jusqu’à présent pour maintenir l’objectif du déficit zéro. Si le gouvernement Bouchard à la fin de la dernière décennie à fait adopter cette loi, c’était avant tout parce que la situation financière du gouvernement de cette époque et d’avant était rendu intenable pour les générations actuelles et futures. Depuis la Révolution tranquille, tous les gouvernements ont contribué à l’endettement provincial, et ce, peu importe la couleur au pouvoir. Cet argent ne nous appartenant pas n’a pas toujours été utilisé de façon efficace et intelligente puisque de nombreux gouvernements y ont eu recours puisqu’ils étaient dans l’impossibilité de présenter un budget respectant leur propre capacité de payer, donc la nôtre ! C’est un peu comme si « Monsieur-madame-tout-le-monde » se faisait un budget pour vivre de 1000 $ par mois, mais qu’il n’aurait que 700 $ d’entrées financières pour y arriver. Vous conviendrez vous-même qu’il y a quelque chose de malsain à long terme dans la poursuite de cette voie. En somme, l’adoption de ce projet de loi se défend aussi facilement dans un sens que l’autre et, de cette constatation, le simple citoyen n’est pas plus en mesure d’établir si sa légitimité et sa pertinence sont toujours présentes. Le problème en soi ne vient peut-être pas de son adoption, mais bien d’ailleurs ?

Si le malaise provenait plutôt de l’impression que les élus provinciaux laissent à la population en ne s’entendant pas et en faisant en sorte que le gouvernement du Québec ne puisse fonctionner qu’en bafouant les principes à l’émergence de sa démocratie ? Cela pourrait être une bonne piste de réflexion que d’y réfléchir quelque peu… Ce projet de loi a été soumis aux partis d’opposition en chambre à la fin de la dernière session parlementaire, soit au printemps dernier. Depuis, les députés ont parlementé plus de 50 heures en différentes instances afin de parvenir à un compromis favorisant l’adoption de ce texte législatif, mais sans toutefois y parvenir puisque seulement le premier article du document a été approuvé par tous. C’est à se demander combien de temps faut-il pour qu’une mesure économique qualifiée d’urgente soit adoptée par le parlement québécois ? Dans ce cas-ci en particulier, tous les députés devraient comprendre l’urgence de la situation et cela devrait, en théorie, apparaître dans leurs façons de travailler. Tout le monde le sait… la politique, c’est avant tout l’art du compromis et ce dernier n’est sûrement pas au rendez-vous avec les députés en ce moment. Le gouvernement refusant de façon presque systématique de diluer sa proposition afin de trouver une solution plaisant aux partis d’oppositions et ces derniers n’en concèdent pas plus pour ce qui est de donner au gouvernement la latitude nécessaire pour la bonne gestion des intérêts québécois. Certes, il est tout à fait normal pour une mesure exceptionnelle comme celle-ci que les partis d’opposition ne donnent pas un chèque en blanc au gouvernement, mais encore faut-il que ce dernier puisse agir en temps opportun.

L’urgence d’agir ne s’est toutefois présentée qu’au parti au pouvoir puisque les autres formations politiques, bien que mécontentes d’être parvenues à ce résultat de cette façon, n’ont rien fait dans les temps impartis pour l’en dissuader. Pourquoi leur solution de couper le texte de loi en deux (soit une partie permettant au gouvernement d’agir dans l’immédiat pour stimuler davantage l’économie provinciale et une autre à propos du chèque à lui donner) n’est sortie que le matin même de l’application du bâillon ? Pourquoi le gouvernement, en prenant conscience de cette proposition, n’a pas décidé d’y réfléchir sur une courte période de temps afin de jouer le jeu parlementaire de la démocratie ? Une solution similaire ou presque identique aurait pu être trouvée suite à ces débats entre formations politiques si chacun avait accepté de jouer le jeu selon les règles et conventions en place. Que cela plaise ou non aux partis d’opposition, le gouvernement a la responsabilité d’agir afin de veiller aux intérêts de la population québécoise. Par ailleurs, que cela plaise ou non au gouvernement libéral de Jean Charest, le jeu politique de notre système implique que les partis d’oppositions sont là pour surveiller ses faits et gestes et que l’adoption de lois se fait avec des discussions en commissions ou en chambre avec les autres formations politiques élues et non pas de la façon dont il s’est pris encore une fois… Dans ces deux cas de figure, nous nous retrouvons en face d’individus qui n’ont pas rempli leurs fonctions telles que dictées par les conventions en place. Les règles politiques existent pour une raison bien simple et c’est pour assurer la survie du système tel qu’il a été bâti à l’origine et au fil du temps. L’utilisation d’un bâillon parlementaire pour le gouvernement et le refus de collaborer et le retard inacceptable dans le constat qu’il faut trouver un compromis pour les partis d’oppositions ne sont aucunement inclus dans ces règles.

Finalement, l’adoption du projet de loi 40 était avant tout essentielle afin de donner la latitude légale d’action au gouvernement pour nous sortir du marasme économique actuel. Cependant, son adoption ne doit surtout pas faire retomber le gouvernement actuel et les futurs dans le même schème vicieux qu’autrefois où on dépensait sans compter et sans penser à notre capacité réelle de payer. Par ailleurs, l’adoption de cette loi et le chèque venant avec doit se faire en restreignant le plus possible les possibilités non prévues d’actions du gouvernement. Les leçons du passé nous faisant remémorer que souvent les oublis techniques et administratifs ont permis des tours de « passe-passe » de la part d’anciens gouvernements et qu’il vaut mieux essayer de prévoir le plus possible toutes les éventualités afin d’éviter une telle boîte de Pandore. Pour ce qui est de l’utilisation du bâillon, la faute n’est pas uniquement à pointer sur le gouvernement puisque les partis d’opposition en ne faisant pas accélérer efficacement les débats y ont contribué largement. Par ailleurs, si la mesure était aussi urgente que le gouvernement l’a prétendu lors de l’annonce de la suspension des règles parlementaires, pourquoi les députés de la chambre ne se sont-ils pas réunis en séance spéciale durant tout l’été pour parvenir à un accord satisfaisant ? Pourquoi aussi une suspension des règles après seulement trois jours de session parlementaire ? Ce sont là des questions qui font douter quelque peu de la légitimité et de la pertinence d’une telle mesure, mais sans toutefois rien enlever à l’importance du texte adopté qui lui est primordial pour les intérêts du Québec. En fait, pour répondre à la question de départ, le Chien de garde est d’avis que le geste libéral d’imposer ledit bâillon serait finalement une astuce autoritaire qui a sa raison d’être selon le contexte actuel, mais qui ne l’aurait probablement pas dans un monde où chacun ferait son travail de façon efficace. À savoir maintenant dans quel monde le gouvernement se situera lors de l’application à la lettre de cette Loi 40… Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec à ce sujet.

Pour plus d’articles sur cette nouvelle, vous pouvez cliquer sur les liens suivants :

–          Projet de loi 40 – Un bâillon dès le deuxième jour – http://www.ledevoir.com/2009/09/18/267558.html

–          Québec force l’adoption du projet de loi 40 – http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200909/18/01-903273-quebec-force-ladoption-du-projet-de-loi-40.php

–          Lettre d’opinion d’un lecteur de cyberpresse « Augmenter plutôt mes impôts! » – http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200909/22/01-904382-augmentez-plutot-mes-impots-.php

–          Québec force l’adoption du projet de loi 40, malgré l’opposition – http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5ixSnjLoWlKRMTfOH67bQC6a_zSZA

–          La révolution tarifaire de André Pratte, Cyberpresse, 28 septembre 2009, http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200909/28/01-906083-la-revolution-tarifaire.php

L’intégrité des serviteurs de l’État… non l’intégrité plutôt de la population !

Posted in Culture et identité, Politique fédérale, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on septembre 16, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLe Chien de garde reprend ses activités en faisant un commentaire sur un enjeu d’actualité et surtout primordial pour les intérêts supérieurs de notre nation et notre collectivité. Ce dernier est la notion de service à l’État et peut être défini comme étant le fait de se mettre au service professionnel d’une nation dans le but de la servir elle et ses intérêts. Pourquoi un commentaire sur cet enjeu ? La réponse est toute simple… Il s’impose par lui-même puisqu’il est sur toutes les lèvres de la population et sous toutes les plumes des chroniqueurs politiques de notre société depuis plusieurs années. En cette période où la population n’a plus confiance aux individus censés les représenter et qu’elle a élue, en cette période où certains d’entre eux oublient ce que c’est de se mettre au service de son État et de ce que cela implique, en cette période où le parlement fédéral ne fonctionne pas suite aux gamineries de ses membres et surtout en cette période préélectorale au municipal dans tout le Québec, il est temps de remettre les pendules à l’heure sur cette notion primordiale dans tout État de droit se respectant.

En premier lieu, avant de discourir sur cette notion, il faut bien la clarifier dans le but de vraiment la comprendre dans sa globalité. Se mettre au service de son État, c’est se mettre au service du gouvernement ou une de ses composantes que ce soit un ministère, un organisme de réglementation ou une entreprise publique lui appartenant. Cela implique que le gouvernement est notre employeur et qu’il est celui qui signe le chèque de paye. Bien évidemment, oeuvrer pour ce dernier implique de servir la population qu’il dessert lui-même. Contrairement au secteur privé où la loyauté de ses membres passe par leur situation professionnelle et l’argent sonnant rentrant dans le compte de banque toutes les deux semaines, le secteur public mise sur un type différent de loyauté de la part de ses membres. Ces derniers sont les serviteurs de l’État, ce qui implique qu’ils défendent professionnellement les valeurs, les croyances et les droits que la société qu’ils habitent croit important de mettre de l’avant. La collectivité qu’ils servent exige d’eux de l’honnêteté, de l’intégrité et de l’équité dans leurs prestations de services. C’est sans oublier que la population exige des employés de l’État qu’ils œuvrent à leurs occupations professionnelles en se fondant sur les valeurs dominantes de la société civile, de l’éthique publique, de l’esprit des lois en vigueur et des références morales en place. On pourrait même ajouter que dans un monde idéal, les serviteurs de l’État sont à considérer comme les gardiens de la mémoire institutionnelle et démocratique de la nation et cette préoccupation devrait les habiter constamment lorsqu’ils exercent leurs fonctions. Finalement, se mettre au service de son État, c’est arriver à s’effacer dans la prestation de nos services professionnels dans le but de penser uniquement aux intérêts supérieurs de tous ceux qui ont été, qui sont et qui seront les membres de notre société.

On remarque de plus en plus un désintérêt public marquant et dangereux à long terme du domaine public. Ce désintérêt n’est pas arrivé sans raison et surtout, il n’est pas entièrement la faute de ceux qui sont à blâmer dans les conversations populaires. Oui, certains serviteurs publics, qu’ils soient au municipal, au provincial ou au fédéral, ou bien qu’ils soient fonctionnaires ou bien des élus, ont détourné leurs actions de ces intérêts supérieurs pour ne voir que les leurs. Oui certains ont même abusé de leurs positions pour améliorer leurs situations personnelles, mais peut-on vraiment dire que c’est uniquement de leur faute ? Pour la population en général, qui sont ces gens en particulier ? La plupart diront peut être que ces derniers sont entrés dans le domaine public parce qu’ils n’étaient pas assez bons pour le secteur privé, d’autres pourraient dire que ce sont tous des arnaqueurs qui ne pensent qu’à s’emplir les poches sur le dos des pauvres contribuables ou même certains pourraient penser que ce sont des paresseux qui ne veulent pas que le beurre et l’argent servant à l’acheter… Je suis désolé pour tous ceux qui pensent comme cela, mais ces gens qui vous servent lors de vos interventions avec l’État sont le reflet de ce que vous êtes vous-même comme citoyen et société. Vous vous êtes désintéressés de la chose publique, des enjeux importants pour notre société, de ses membres que vous côtoyez tous les jours et évidemment de tout ce qui sort de votre petit pied carré d’existence… Comment voulez-vous alors que ces personnes qui vous représentent ou qui vous servent publiquement soient différentes de vous ? Ils viennent tous de la même société, du même environnement et de la même époque que vous et pour cela, il ne faut pas espérer qu’ils soient meilleurs que vous-même en tant que citoyen.

Ils n’en sont pas moins coupables pour autant pour leur égoïsme professionnel ou leurs manquements aux intérêts supérieurs de notre collectivité, mais vous l’êtes tout autant comme société. Comment voulez-vous qu’une personne de bien et saine d’esprit accepte de travailler avec intégrité et professionnalisme dans un tel environnement ? Elle peut probablement gagner beaucoup plus dans le secteur privé tout en ayant moins de problèmes à évoluer selon les règles et les conventions en place. Quelle serait la chose à faire dans ce cas ? La solution est pourtant simple à identifier, c’est seulement que la plupart d’entre vous ne la conçoivent même pas en tant que tel…

Cette solution ne peut venir que de vous-même, soit la base de cette société. Il ne faut pas espérer que ceux qui vous servent changent de tempérament du jour au lendemain. Il faut avant tout que vous changiez vous-mêmes en tant que citoyens, individus, parents, travailleurs, étudiants ou adultes fonctionnant dans cette société. Il faut que vous acceptiez de vous intéresser à ce qui se passe autour de vous, il faut que vous démontriez un intérêt pour ce système qui vous a donné ce que vous avez aujourd’hui et il faut que vous compreniez que notre type de société dans laquelle notre nation évolue implique que ses membres participent à sa croissance et à sa maintenance. Par ailleurs, si vous voulez que les serviteurs de l’État changent pour le mieux en servant enfin vos intérêts, commencez à vous manifester pour défendre ce que en quoi vous croyez. Notre système politique regorge d’arènes publiques où le simple citoyen peut se faire entendre et écouter par ceux qui le servent et il faut que la population utilise cette fonctionnalité de notre démocratie si elle veut que la situation s’améliore. Cette solution ne peut qu’émerger de la base pour avoir une chance de réussite parce que notre système a été fait par des citoyens pour des citoyens et de cette vérité ultime, il faut en déduire que la clé ne réside pas dans ceux que nous nommons les serviteurs de l’État.

N’êtes-vous pas écœurés de payer vos impôts tout en ayant ce sentiment d’impuissance et de non-intérêt ? Quelle sorte d’individu êtes-vous pour continuer à payer autant de votre argent si durement gagné sans vérifier qu’il soit utilisé à bon escient ? Vous êtes les patrons ultimes des élus et des fonctionnaires et, de ce fait, il est temps de mettre vos culottes et d’exiger plus de ces derniers. Il est temps d’exiger qu’ils exécutent leurs fonctions publiques professionnelles tout en ayant en tête les préoccupations et les intérêts de la population et non les leurs. Il faut qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent avec votre argent. Sans oublier que vous devrez vous faire entendre pour qu’ils saisissent enfin le fait que servir la population et l’État, c’est servir des intérêts plus grands qu’eux-mêmes et surtout que la population est celle qui rend le système et leurs situations professionnelles possibles. De ces constats, il faut donc déduire qu’ils sont ceux qui ont le plus à perdre si la situation actuelle perdure.

Il ne faut jamais oublier que le citoyen est le meilleur chien de garde existant et qu’il est de son devoir de vérifier que ceux qui parlent et agissent en son nom le fassent réellement dans son intérêt. Ce n’est qu’en apprenant à aboyer et à grogner tous ensemble que nous pourrons réellement changer ce qui va de travers dans notre Belle Province! Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec sur ce sujet.

Autre article en lien avec le commentaire:

–          La nation inconsciente de André Pratte, Cyberpresse, 6 octobre 2009, http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200910/03/01-908176-la-nation-inconsciente.php

 

Vacances du Chien de garde du Québec

Posted in Uncategorized by Le Chien de garde du Québec on juillet 22, 2009

Logo Chien de garde du QuébecUn petit mot pour vous avertir que le blogue reprendra ses activités officielles à la fin septembre prochain.

Notre plus grand ennemi… nous-mêmes!

Posted in Culture et identité, Société by Le Chien de garde du Québec on juillet 17, 2009

Logo Chien de garde du QuébecL’être humain est une formidable machine capable des plus grandes prouesses physiques, intellectuelles et techniques. Ceux qui sont passés à l’histoire pour avoir contribué à faire avancer l’humanité ont réussi parce qu’ils avaient en truc infaillible qui leur a permis de passer au travers toutes les embûches placées sur leur chemin. Beaucoup d’individus croient à tort que ces génies de l’humanité ont réussi grâce à leur intelligence ou à de la chance, mais le Chien de garde du Québec croit plutôt que ces derniers ont réussi avant tout parce qu’ils avaient foi en eux et en leurs rêves. Un point positif, c’est que ce truc n’est pas seulement l’apanage des plus instruits et des plus grands puisque de nombreux citoyens ordinaires l’ont compris, l’ont appliqué et aujourd’hui, ce truc contribue à leur mieux-être et à celui de leur communauté. Malheureusement, énormément d’individus n’ont pas encore saisi son point essentiel… ce dernier étant que nous sommes notre plus grand frein, notre plus grand ennemi à notre potentiel de développement. 

Le plus grand ennemi parce que trop souvent un individu verra ses aspirations et ses rêves s’échouer de façon abrupte par un retour difficile à une réalité qu’il se refuse et tout cela parce que trop souvent, il a peur, il manque de confiance en lui et n’ose pas sortir de sa zone de confort qu’il connaît et maîtrise. Cette façon négative de vivre et de concevoir sa participation dans la société est très néfaste autant pour l’individu que pour sa communauté. Il en est ainsi puisqu’un tel regroupement de personnes, qui acceptent de joindre leurs vies dans un même lieu et sous les mêmes règles, ne peut exister que si ses membres contribuent à son fonctionnement et à son rayonnement. De ce fait, une personne qui n’arrive pas à faire vivre ses rêves et qui manque de confiance ne pourra pas pleinement se développer en tant qu’individu et, par continuité, en tant que membre de sa communauté. Elle ne le pourra pas puisqu’elle ne croira pas elle-même et en ses aspirations futures. Après tout, comment imaginer réussir à se compléter collectivement avec ses pairs si on n’est pas même capable de se compléter nous-mêmes?

Il faut que les gens apprennent à se faire confiance et à oser aller de l’avant même s’ils rencontrent des obstacles en cours de route et même si tout le monde autour d’eux ne croit plus en leur entreprise… surtout s’ils sont certains du bien-fondé de leurs intentions et actions. La confiance en soi est la clé permettant de sortir de notre coquille et de se dire: hé! moi aussi je peux le faire si les autres en sont capables. Avec cette façon de voir la vie, les individus verraient enfin que rien n’est à leur épreuve s’ils y croient et s’ils travaillent fort et surtout que la seule limite dans leur vie, c’est celle qu’ils se fixent eux-mêmes. La même chose peut aussi s’appliquer à la société et à l’apport citoyen qui lui est indispensable puisqu’un individu pleinement développé devient aussi, par extension, un citoyen pleinement développé. Il le devient parce qu’il a conscience de l’importance de sa participation et de sa capacité à faire bouger les choses qu’il juge inacceptables. C’est à partir de ses vérités infuses, entre autres, que le Chien de garde du Québec est né pour vous servir, chers concitoyens québécois!

Avons-nous perdu la tête?

Logo Chien de garde du QuébecAvons-nous sérieusement perdu la tête comme société? À la lecture de l’actualité de ces dernières semaines, le Chien de garde du Québec aurait tendance à dire oui… du moins pour ce qui est de notre conception de la justice et de la gravité des crimes. Ce commentaire essayera de faire le lien entre ces concepts et trois affaires juridiques assez similaires afin de démontrer que notre système de justice doit être renouvelé pour qu’il soit au diapason des nouveaux sommets atteints par le monde de la criminalité. Il ne s’agit en rien d’un texte à saveur de droit, mais bien juste un commentaire d’un individu qui s’inquiète de voir notre inaction et notre manque flagrant de jugement dans ce domaine.

Ces trois événements, d’une tragédie sans précédent, ont comme conséquences majeures d’avoir ruiné des milliers de vies et détruit les espoirs d’un repos bien mérité pour leurs victimes. Il s’agit des affaires Madoff, Lacroix et possiblement très bien bientôt Earl Jones. Ces trois individus, tous des financiers reconnus et jouissant auparavant d’une confiance absolue de la part de leurs clients investisseurs, ont « traficoté » dans le dos de ces derniers afin de voler et détourner les fruits du travail et de dure labeur de toute une vie. Il est vrai que le montant astronomique de la fraude de Madoff aux États-Unis pourrait classer Vincent Lacroix au rang de petit magouilleur, mais dans des cas comme ceux-ci, une comparaison des chiffres n’enlève rien à la gravité du geste commis. Pour ce qui est du cas Earl Jones, même si l’histoire vient d’être dévoilée et qu’elle est très partielle jusqu’à présent, il ne fait pas de doute qu’elle risque d’être assez similaire à celles des deux autres fraudeurs précédemment nommés.

Les similarités entre ces événements s’arrêtent malheureusement là puisqu’au Canada, nous avons une conception de la justice qui mise malheureusement trop souvent sur la réhabilitation plutôt que sur l’effet dissuasif. Nos voisins du Sud ont compris qu’une histoire, comme celle de Madoff, doit être prise et jugée différemment afin d’en faire un exemple fort pour éviter qu’elle ne se reproduise et c’est sans doute pour cette raison qu’ils ont condamné ce dernier à 150 ans de prison ferme avec une possibilité de libération conditionnelle à 85% de sa peine. On est d’accord sur le fait que Madoff, baby-boomer des premières années, ne sortira jamais de prison à son âge avec une telle peine à purger. Ce qui est très bien ainsi puisque son crime, comme ceux de Lacroix et possiblement Earl Jones, peut être qualifié d’aussi horrible que ceux commis par un tueur en série sociopathe. Ils n’ont pas tué personne, mais c’est tout comme s’ils l’avaient fait puisqu’ils ont détruit des milliers de vies en volant les économies de toute une existence. Leurs victimes ont tout perdu et ne peuvent, pour la plupart, absolument rien pour récupérer leurs fonds. Ils n’ont aucun recours puisque les agresseurs, en véritables connaisseurs de la finance qu’ils étaient, ont vite compris qu’ils naviguaient en zones grises lors des crimes commis. Ils ont profité de plusieurs lacunes des systèmes financiers en place pour s’enrichir aux dépens d’autrui.

À la lumière des derniers éléments, quelqu’un peut-il essayer de répondre maintenant à cette interrogation… comment se fait-il que Lacroix, véritable tueur en série économique, soit maintenant libre ? À l’instar de Madoff, cet individu devrait être encore en prison afin d’y terminer son existence et non à l’air libre après seulement 18 mois « en-dans ». Comment peut-il profiter d’une liberté, même partielle, après tout ce qu’il a fait ? Il est vrai qu’il est en attente d’un procès criminel, mais comment peut-on lui redonner un espoir de liberté aussi rapidement ?  Il devrait rester derrière les barreaux en détention préventive jusqu’à son procès. Des individus comme lui ne devraient pas être traités différemment qu’un meurtrier puisque dans les deux cas, c’est du pareil au même dans la finalité des actes posés, soit la destruction de vies innocentes… Au Canada, un meurtre au premier degré amène toujours son auteur à être incarcéré pour un minimum de 15 à 20 ans. Des crimes économiques devraient traités avec la même sévérité puisqu’une peine bonbon comme la première imposée à Lacroix n’a rien de très dissuasif. Il est évident qu’on ne peut lier son histoire avec celle d’Earl Jones sortie dans les derniers jours, mais on peut se poser la question suivante comme une hypothèse : est-ce que l’affaire Earl Jones aurait eu lieu si celle de Lacroix avait été traitée avec la même sévérité que nos voisins du Sud ont eue avec Madoff ?

En espérant que ce commentaire et les nombreux autres dans les médias feront réagir nos gouvernements dans la bonne direction. Il ne faut plus que des histoires comme ces dernières surviennent et pour cela, il faudrait que le Code criminel canadien soit amendé afin d’y inclure des peines plus lourdes pour de tels crimes et, surtout, il faudrait aussi que les lacunes dans les systèmes financiers qui ont permis à ces crapules de s’enrichir soient corrigées. Par ailleurs, de tels gestes ne devront pas survenir seuls puisque les volontés juridique et politique devront être présentes et proactives afin d’y parvenir. La confiance des investisseurs, gros ou petits, doit être rétablie le plus tôt possible après de telles tragédies en série. Tel est l’opinion du Chien de garde du Québec à ce sujet.

Articles intéressants à consulter en lien avec ce commentaire :

– La libération de Vincent Lacroix

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200907/08/01-882189-vincent-lacroix-est-libere-sous-cautionnement.php

– Madoff VS Lacroix

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/200906/30/01-880053-madoff-150-ans-lacroix-18-mois.php

– Earl Jones: 50 millions envolés en fumée?

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200907/11/01-883340-earl-jones-50-millions-envoles-en-fumee.php

Yves Michaud et les bandits en cravate

http://www2.lactualite.com/yves-michaud/2009-07-16/urgence-dinformer-le-public-contre-les-bandits-cravates/