Le Chien de garde

Les Grands Bâtisseurs du Québec

Posted in Partis politiques provinciaux by Le Chien de garde du Québec on mai 27, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLe 22, 23 et 24 mai derniers se tenait le Conseil général du Parti libéral du Québec à Laval. Le Chien de garde croit qu’il est important de mettre un bémol sur un événement de la fin de semaine qui est le sacre de Jean Charest comme Grand Bâtisseur du Québec. Il est vrai que le Premier ministre avec son gouvernement est celui qui a refait démarrer les grands projets hydroélectriques dans sa phase opérationnelle, mais il n’est pas le Grand Bâtisseur que son parti prétend être.

Premièrement, il est important de comprendre que les présents travaux d’hydroélectricité et les futurs projets d’Hydro-Québec ont été amorcés par un autre Premier ministre qui est Bernard Landry. Comme le mentionnait André Pratte du journal La Presse, dans son éditorial du 26 mai 2009, il a fallu que le gouvernement péquiste fasse la grande paix avec les premières nations puisque tous les grands projets avaient été gelés depuis l’époque de l’échec de Parizeau avec la Grande-Baleine. De ce fait, si Jean Charest est un Grand Bâtisseur comme il se prétend l’être, c’est uniquement parce que son prédécesseur l’est tout autant. On peut alors se poser la question suivante : est-ce que le gouvernement libéral aurait pu avoir et concrétiser des projets comme son Plan Nord, la Romaine ou tous les autres projets énergétiques si ce n’était l’œuvre du gouvernement péquiste précédent?

Deuxièmement, si Jean Charest avait été le Grand Bâtisseur qu’il prétend être pour le Québec, lui et son parti auraient joué franc jeu lors de leur Conseil général en redonnant à Lévesque ce qui appartient à Lévesque, soit l’avènement de l’hydroélectricité comme moteur de développement pour le Québec. Il ne faut pas oublier que ce dernier avant de créer le Parti Québécois a été ministre pour le gouvernement Lesage et c’est à lui que l’on doit la nationalisation de l’or bleu sur le sol québécois. Il est important de mentionner que c’est principalement son œuvre puisque Lesage et ses principaux ténors n’en étaient pas convaincus au départ.

En somme, il est vrai que l’on doit beaucoup au Parti libéral du Québec pour ce qui est du développement énergétique de notre belle province, mais il faut savoir être bon joueur et reconnaître les bons coups de ses adversaires. Ceci, peut-être, pourrait ressembler à un premier pas pour briser le cercle vicieux du désintérêt citoyen et de l’hyperpartisanerie politique.

Post scriptum – Le Chien de garde croit qu’il est tout de même important de spécifier à Jean Charest et son équipe qu’il faudra maintenant livrer la marchandise… puisque les belles paroles ont déjà été dites.