Le Chien de garde

La motadine expérience…

Posted in Culture et identité, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 30, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLa « motadine » expérience, est-ce assez fatigant comme exigence à entendre pour les jeunes travailleurs ou diplômés ? Partout, on nous rabat les oreilles avec le manque de travailleurs présents et futurs… on nous dit d’aller nous qualifier, d’aller nous former, d’aller nous instruire pour que nous soyons prêts à prendre la place de nos aînés sur le marché du travail. On nous dit d’être prêts, que les emplois vont apparaître par milliers sur le marché et que même les employés auront l’embarras du choix pour se choisir un employeur… Maintenant, le constat avec la réalité ?

Très différent, décevant et surtout décourageant pour notre société comme pour les jeunes travailleurs. Regardez les offres d’emploi un peu partout et essayez d’en trouver n’exigeant aucune expérience. Vous allez sûrement y arriver, mais ce n’est pas ce type qui fait légion dans les rubriques. La majorité des organisations sont en chasse pour des travailleurs avec 2-3-5-7 ans d’expériences professionnelles. C’est à croire que le discours alarmiste que plusieurs acteurs de notre société nous répètent sans cesse au sujet de la relève professionnelle ne s’est pas rendu à un détenteur d’enjeux crucial dans cette saga, soit les employeurs.

Certains diront que le contexte économique n’est pas favorable, d’autres diront que les jeunes n’ont pas à s’attendre à des cadeaux pour leur entrée sur le marché du travail ou même encore qu’ils n’ont qu’à s’armer de patience comme tous ceux qui ont passé par cette étape avant eux… Le Chien de garde du Québec n’est pas en accord avec ces affirmations démagogiques.

Il est important que les organisations commencent à comprendre que leur main-d’œuvre est vieillissante et surtout qu’il faudra un jour penser à la renouveler. Par ailleurs, en tout logiques, ces organisations devront aussi comprendre qu’il est dans leur intérêt de commencer à s’y intéresser le plus tôt possible. Après tout, il est prouvé qu’une relève ne se forme pas en quelques semaines, mais bien plutôt en quelques années… 

Dans le cas où rien ne serait réglé, on serait alors en droit de se poser des questions tout à fait légitimes en tant que société ?

Comment pourra-t-on espérer rester une société égalitaire, juste et socialement responsable si nous ne sommes même pas capables d’appliquer le concept de l’équité intergénérationnelle dans notre milieu professionnel ? Comment espérer que le Québec sorte gagnant de la présente crise économique et des suivantes ? Comment espérer que notre société continuera à être compétitive avec les autres nations de ce monde au jeu de la mondialisation ? Comment espérer un jour arriver à laisser un monde meilleur à nos enfants si nous-mêmes, les enfants de nos parents, on n’arrive même pas à se placer les pieds ?  

Finalement, la seule question véritablement pertinente à répondre est celle-ci : comment faire pour acquérir de l’expérience professionnelle si personne n’est partant pour laisser la chance au coureur ? Si quelqu’un connaît la réponse, dites-le haut et fort… Clamez-le sur toutes les tribunes afin que tous les concernés puissent enfin capter le truc leur permettant de faire leur entrée sur le marché du travail dit professionnel. Cela nous donnera peut-être une chance comme société de faire en sorte que les belles paroles de nos décideurs, soit nos parents, puissent enfin trouver un écho dans la réalité.

Bonne Fête à tous…

Posted in Culture et identité, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 24, 2009

Logo Chien de garde du QuébecBonne Saint-Jean à tous les Québécoises et Québécois, de toutes les origines, de toutes les langues, de toutes les régions et de tous les coins de notre grande et belle planète. Si le monde était tous des Québec, il irait sans aucun doute beaucoup mieux! Le Chien de garde du Québec vous dit: soyez fiers de ce que vous êtes et de ce que nous sommes devenus comme société… Bonne fête du Québec à tous!

Un beau projet pour le Québec…

Posted in Environnement, Partis politiques provinciaux, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 22, 2009

Logo Chien de garde du QuébecMême si ce gouvernement provincial a fait des erreurs… on ne pourra pas dire qu’il n’a rien fait pour le développement à long terme du Québec. Il est évident que le travail est colossal et loin d’être complété, cependant, on ne peut pas dire qu’ils versent dans l’inactivité. Cette vidéo est le reflet d’un Québec que le Chien de garde veut voir devenir. Lorsque l’on a mentionné dans certains commentaires précédents qu’il fallait faire les bons choix pour notre société, ceci en est un très bon exemple que l’équipe éditoriale du Chien de garde vous invite à visionner!

http://www.plq.org/fr/video_grands_batisseurs.php

Merci à tous !!!!

Posted in Uncategorized by Le Chien de garde du Québec on juin 22, 2009

Logo Chien de garde du QuébecDéjà une semaine que le Chien de garde du Québec est opérationnel et l’équipe éditoriale ne peut que remercier ses 120 lecteurs. Merci à tous ! Nous lire nous permet d’avoir la motivation de continuer cette mission sociale que l’on s’est donnée! 120 VISITES!!! WOW, Merci à tous et continuez à passer le mot…

N’oubliez jamais que c’est important de japper dans la vie, ce n’est que comme cela que l’on arrive à de grands résultats… Plus nombreux nous serons à le faire, mieux la société québécoise se portera!

Le Chien de garde du Québec

La grande illusion des Québécois!

Posted in Environnement, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 22, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLa grande illusion… c’est de croire que les Québécois et les Québécoises sont aussi verts dans leurs gestes que dans leurs paroles parce que c’est vraiment le contraste entre les deux… Certains viennent sûrement de tomber de leurs chaises en lisant la première ligne de ce commentaire… mais c’est la pure et stricte vérité. Le but n’est pas de faire le procès de tout le monde puisque ce serait, d’un, improductif et de deux, qui sont les auteurs du Chien de garde pour prétendre à un tel acte? Le but serait plutôt de faire ouvrir les yeux à quelques-uns et qui à leur tous les feront ouvrir à d’autre comme un effet domino.

Certains diront peut-être que le Chien de garde est un démagogue de lancer de tels propos, mais est-ce que ces derniers sont au courant que malgré tous les beaux discours de nos politiciens, de nos gens d’affaires et de toute la bonne volonté des Québécois et Québécoises, nous sommes la province qui produit le plus de déchets résiduels par habitant au pays. Selon François Cardinal, auteur du Mythe du Québec vert, nous produisons encore plus de déchets que la province qui est pourtant la risée environnementale du Canada soit l’Alberta. L’auteur de cet essai chiffre même à 62% l’augmentation des déchets au Québec entre 1994 et 2004. Prenons un autre secteur ou le Québec fait pâle figure et c’est celui du domaine du transport. C’est une problématique d’envergure puisque le nombre de véhicules augmente sans cesse sur nos routes et qu’il y a un faible financement et un manque de volonté politique criant de donner la priorité aux différentes alternatives de transports en commun dans les milieux autant urbains que ruraux. Les auteurs, comme beaucoup d’autres individus sensibilisés aux problématiques environnementales, pourraient continuer encore sur plusieurs pages le procès de tout le Québec, mais comme il a été mentionné plus haut, ce n’est pas le but ici de notre intervention.

Il faudrait plutôt que la population arrive à comprendre que dans une démocratie moderne comme la nôtre, ce sont eux qui détiennent le véritable pouvoir par l’intermédiaire de leur nombre et des médias. Par ailleurs, il faudrait aussi qu’ils puissent comprendre que les petits gestes comptent aussi si tout le monde y participe et sans oublier que le changement tant désiré et tant clamé sur toutes les tribunes ne peut survenir que du bas vers le haut. Les politiciens d’aujourd’hui n’auront jamais le courage de faire les actes qui s’imposent pour faire tourner le vent de bord et n’iront dans cette direction que s’ils y sont forcés par la volonté populaire. La journée que les Québécois décideront de commencer à être véritablement pro-environnement dans leurs façons d’être et d’agir et sans oublier dans leurs habitudes de tous les jours, le fruit sera mûr pour clamer haut et fort que nous sommes réellement verts et sans oublier qu’il sera mûr aussi pour forcer la main aux politiciens vers des gestes véritables pour une meilleure gestion de notre environnement et pour une meilleure application du développement durable. Tel est l’opinion du Chien de garde du Québec sur la nouvelle tendance verte mondiale qui déferle au Québec!

La Fête nationale du Québec avec des nazis ? Impensable et insensé…

Posted in Culture et identité, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 21, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLe 15 juin dernier, le Chien de garde du Québec vous informait de la « non-saga » entourant l’Autre Saint-Jean (célébration fêtant la Saint-Jean française et francophone) et l’exclusion de deux groupes de musiques parce qu’ils chantaient en anglais seulement. Pour plus d’informations sur cet événement, vous pouvez consulter le billet du Chien de garde paru le 15 juin 2009 sur son blogue ( https://chiendegarde.wordpress.com ) ou sur Facebook dans les articles publiés dans les profils de Stéphane Chagnon et Mathieu Hébert. Cependant, un nouvel article est nécessaire puisque de nouveaux développements se sont produits cette semaine et non pas parmi les moindres…

La première nouvelle en est une positive et le Chien de garde ne peut que s’en féliciter ainsi que tous ceux qui sont sortis sur la place publique pour prendre position en faveur de celle-ci. Les deux groupes précédemment évincés ont finalement eu la garantie qu’ils pourraient offrir leur performance le 24 juin prochain. Cette volte-face n’a été rendue possible que parce que, pour la première fois depuis bien longtemps, les Québécois ont jappé fort et à l’unisson pour dire NON au sectarisme et à la cassure sociale sans retour possible en arrière que celle-ci occasionne à une société. Félicitation à tout le monde ayant fait entendre leur voix et le Chien de garde est très fier de voir que d’autres comme lui n’hésitent pas à montrer les crocs et à aboyer lorsque l’idéal de tolérance et d’ouverture, qui fait du Québec moderne une société que beaucoup d’autres peuvent considérer comme un exemple à suivre, est menacé par des démagogues à l’esprit étroit. Pour plus d’informations à ce sujet, le Chien de garde vous invite à consulter la chronique d’André Pratte de La Presse en suivant le lien suivant : http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200906/17/01-876343-le-nationalisme-douverture.php .

La deuxième nouvelle est cependant moins bonne que la première puisqu’un dérapage est une escalade du conflit est à prévoir dans les prochaines semaines. Josh Freed, du journal The Gazette, a déclaré dans une de ses chroniques de cette semaine que « les opposants à la présence de groupes de musique anglophones à la Saint-Jean lui rappellent les SS » – voir  la garde personnelle nazi d’Adolf Hitler. Il est possible d’avoir un rapide point de vue sur ce sujet en consultant le lien suivant : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200906/20/01-877587-allusion-aux-ss-des-souverainistes-deposent-une-plainte-contre-the-gazette.php . Le Chien de garde croit qu’un dérapage ainsi qu’une absence de mesure dans le choix de termes à haute connotation a eu lieu lors de cette intervention.

Certes, la quête des opposants à l’anglais de l’Autre Saint-Jean est sans fondement et surtout impropre à la réalité concrète du visage humain du Québec d’aujourd’hui. On l’a tous vu au nombre de personnes qui sont sorties pour les dénoncer. Or, ce n’est pas une raison pour autant de les associer à un des groupes politiques les plus extrémistes et les plus sanglants à n’avoir jamais existé dans l’histoire humaine. Il est important de s’en rappeler puisque l’oublier revient un peu à banaliser toutes les horreurs qu’ils ont commises au nom d’un idéal négatif et surtout raciste au point de vouloir tuer et exterminer de nombreux peuples. Or, le Chien de garde croit que même si ces individus et certaines organisations québécoises dont ils ont pris le contrôle font preuve d’un même germe d’hostilité, de fermeture et d’incompréhension de la réalité d’aujourd’hui que ces nazis à leur balbutiement uniquement, il est très déplacé et provocateur de les associer à tort à ces derniers. Il est inconcevable que ces individus aient le même dessein pour les anglophones que les nazis avaient pour les Juifs ou les Tziganes. Les associer à ces derniers revient à dire qu’ils sont des individus qui veulent un génocide… un GÉNOCIDE!

Ils ont beaucoup de tort et n’ont pas raison dans leur rhétorique de fermeture. Ils se voilent les yeux face au nouveau visage du Québec et ils vivent de rêves utopiques à leurs yeux, mais qui devant le regard des autres, n’ont vraiment pas la place dans notre société que nous avons choisie. Cependant, il faut savoir choisir ses mots avec justesse surtout lorsque nous savons tous les pouvoirs qu’ils confèrent à celui qui les utilise. Les mots et les connaissances qui viennent avec sont les nouvelles armes de notre société du savoir et celui qui les maîtrise peut arriver au sommet… Ils sont les canons de notre identité et les utiliser revient à vouloir porter un lourd fardeau, celui d’être responsable des conséquences qu’ils provoquent.

À cet effet, le Chien de garde croit que le journaliste Freed a manqué de jugement professionnel et qu’il n’est surtout pas mieux, dans ce cas-ci, que ceux qu’ils dénoncent. Ce conflit, s’il en est un, ne se règlera pas avec des allusions à des génocidaires, mais bien avec un choix de mots beaucoup plus pacifiques et surtout avec de la raison. Un dialogue n’en est un que si les parties en cause sont prêtes à s’écouter une et l’autre et surtout à se respecter dans ses positions respectives.

Le Chien de garde du Québec vous laisse avec une citation qui l’a marqué profondément. Il s’agit d’un passage du film V pour Vendetta que les auteurs ont visionné il y a plusieurs années. Dans ce film, on peut voir toute la puissance des mots dans une société, leurs puissances autant positives que négatives et c’est surtout cela qui laisse à réfléchir. La citation en question provient du personnage principal, soit V, quand il s’adresse à la population de Londres. Le Chien de garde vous laisse donc sur ces mots qui peuvent faire tomber ou renaître une société en entier…

« Les mots sont des armes redoutables, les mots nous donnent accès à la compréhension de ceux à qui ils sont adressés, soit à l’établissement de la vérité et de la raison. »

(V, dans le film V pour Vendetta, à 19 min 46 sec.)

Un petit point bleu pâle…

Posted in Environnement, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 20, 2009

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Source : WIKIPEDIA : http://fr.wikipedia.org/wiki/Un_point_bleu_p%C3%A2le  

« Regardez encore ce petit point. C’est ici. C’est notre foyer. C’est nous. Sur lui se trouve tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les humains qui ont existé et ont vécu leur vie. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de confiantes religions, idéologies et doctrines économiques, tous les chasseurs et tous les cueilleurs, tous les héros et les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d’amoureux, toutes les mères et les pères, tous les enfants espérant, les inventeurs et explorateurs, tous les professeurs de morales, tous les politiciens corrompus, toutes les « superstars », tous les « guides suprêmes », tous les saints et pêcheurs de l’histoire de notre espèce ont vécu ici – une petite poussière suspendue dans un rayon de soleil.
…Il n’y a peut-être pas de meilleure démonstration de la folie des concepts humains que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir ce point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue.
 » (Sagan, 1994)

Le Chien de garde du Québec vous présente aujourd’hui une photo et sa description qui parle d’elle-même… Il s’agit d’une photo présentant la planète Terre à plus de 6 milliards de kilomètres, soit à la sortie du système solaire. La photo a été prise par la sonde Voyager I en 1990 à la fin de sa mission. Il est possible d’apercevoir la planète puisqu’à ce moment précis où la photo a été prise, la face montrée était sur le côté de l’océan Pacifique. 

Pourquoi cette photo et ce commentaire, vous vous dites ?

Le Chien de garde tenait à vous la présenter puisqu’il s’agit d’une photo qui l’inspire à chaque jour de son existence et en qui il puise une partie de ses convictions les plus profondes. Avouez quand même que voir la planète sous cet angle, cela fait réfléchir énormément…

Ce que le Chien de garde croit, c’est que cette image montre à quel point nous sommes insignifiants dans l’univers et surtout à quel point il est urgent que l’humanité comprenne comme le disait si bien un certain président américain il y a plus de 50 ans… « nous habitons tous la même petite planète, nous respirons tous le même air et nous voulons tous un avenir meilleur pour nos enfants » (Kennedy). Elle nous permet de voir aussi que nous sommes vraiment ignorants et stupides dans notre compréhension véritable de ce qu’il faut faire pour protéger notre planète et sa riche biodiversité. Qui est l’humain pour vouloir tout démolir autour de lui au nom d’un supposé dieu de la croissance économique perpétuelle ? Qui sommes-nous pour pouvoir sceller ainsi si tragiquement le destin de millions d’autres espèces vivantes ?

Nous voulons tous notre maison avec une chambre pour chacun des enfants et une grande cour, deux voitures dans l’entrée, un chalet où s’évader du stress quotidien ainsi que des semaines de vacances dans le sud… Nous voulons tous bien manger, tous bien vivre et tous bien vieillir… Avons-nous seulement conscience que notre mode de vie ou notre souhait d’existence est principalement le problème qui risque notre perte commune. L’empreinte écologique que chacun laisse durant sa vie en est le principal témoin : il est prouvé que si toute la planète vivait avec le style de vie de l’Amérique du Nord (donc, les Québécois aussi), il faudrait environ 6 planètes comme la Terre pour subvenir à nos besoins. Incroyable et écoeurant en même temps !

Les solutions sont pourtant à notre portée à tous… impliquez-vous dans votre communauté et dans votre société pour que chaque petit geste ait une grande portée, éduquez vos enfants dans le respect de l’environnement et la conscience verte véritable, utilisez les transports alternatifs plutôt que la voiture constamment, essayez d’acheter local plutôt que des produits qui viennent de l’autre bout du monde (surtout si le choix est possible), consommez de façon responsable et durable, essayez de limiter votre empreinte écologique en faisant des choix de vie sensés et durables, etc. Toutes ces propositions sont à portée de main et il ne suffit que d’un peu de volonté et de conscience pour pouvoir y arriver !

Il est dans notre intérêt à tous de changer véritablement… après tout, nous habitons tous la même petite planète et nous dépendons tous de cette seule maison connue dans l’univers !

Vous voulez calculer votre empreinte écologique et faire les gestes qui s’imposent pour l’améliorer, consulter le site suivant : http://www.agir21.org/flash/empreinteecoweb/loadcheckplugin.html .

Grand parleur, petit faiseur ?

Posted in Environnement, Justice, Partis politiques provinciaux, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 19, 2009

Logo Chien de garde du Québec« Au mois de septembre 2008, le Gouvernement provincial libéral annonçait la création d’un nouvel espace économique pour le Québec et un de ces aspects constituants résidait dans le développement du Nord québécois. Ce développement, il faut que le Gouvernement l’exécute selon les principes du développement durable et de l’occupation dynamique du territoire. Pour le Québec, il s’agit du laboratoire par excellence pour mettre sur pied une approche territoriale intégrée et porteuse de vision à long terme. Tous les acteurs de cette région, y compris les peuples des Premières Nations, doivent être appelés à rejoindre l’effort national qui s’y déploiera. Qu’il s’agisse du potentiel humain, économique, culturel ou récréotouristique, le développement nordique devra servir d’exemple pour les autres régions du territoire québécois et pour toutes les nations soucieuses du bien-être de leur population et du développement durable de leurs collectivités. » (Chagnon; PLQ, 2008)

Cette citation provient d’une analyse qu’un des auteurs du Chien de garde a produite dans le cadre de sa maîtrise en administration publique ainsi qu’une synthèse des déclarations du chef du Parti libéral du Québec, Monsieur Jean Charest. Pourquoi un billet sur ce sujet, vous vous dites ?

La raison est fort simple : la journaliste de Cyberpresse, Agnès Gruda, a sorti un article aujourd’hui qui s’intitule « Grand Nord : la situation des enfants se dégrade » – voir le lien suivant : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200906/18/01-877068-grand-nord-la-situation-des-enfants-se-degrade.php .

Dans cet article, elle dénonce le manque flagrant et honteux de ressources en services sociaux pour la région nordique du Québec. Il s’agit d’un véritable cri du cœur qu’elle lance au public et au Gouvernement afin que la situation ne sombre pas encore davantage, à un point peut-être de rupture définitive et sans retour possible. Il faut comprendre que cette région et sa population sont particulièrement touchées par des fléaux de société tels que la pauvreté, la violence familiale, l’abandon infantile, la dépendance à des substances illicites ou licites, etc. Devant ces problèmes graves et documentés en grand nombre, le Gouvernement est dans l’obligation de veiller à ce que des ressources suffisantes soient octroyées à cette région afin que les autorités sociales régionales puissent faire correctement leur boulot qui est d’essayer d’aider le plus possible la population à se sortir du cercle vicieux de l’exclusion sociale.

La journaliste commence son article par deux citations qui veulent tout dire sur la situation se trouvant là-bas et à votre intention, chers lecteurs, les voici pour que vous aussi vous puissiez juger de la gravité de ce problème.

« La situation est fragile et inquiétante, nous lançons un cri de désespoir, dit un responsable de la Protection de la jeunesse à Kuujjuaq, André Lebon. »

« La situation est dramatique, il y a eu une dégradation qui rend impérative une intervention concertée et immédiate, confirme la vice-présidente de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, Sylvie Godin, qui a été alertée la semaine dernière. »  (Gruda, 2009)

Alors, le Chien de garde du Québec demande donc au Premier ministre et à son équipe ministérielle, que comptez-vous faire pour régler cette situation ? Quand allez-vous la régler ?  Attendez-vous que la situation n’arrive à un point de rupture comme décrit plus haut dans ce commentaire ? Il est du devoir de votre Gouvernement de faire quelque chose, ce même Gouvernement qui clame haut et fort, et partout où il a la chance, qu’il veut développer le Grand Nord québécois en respect du développement durable et qu’il veut en faire une partie importante de son nouvel espace économique qu’il entend donner au Québec de demain.

En terminant, je vous laisse avec la définition du Gouvernement du Québec à propos du développement durable et vous allez alors comprendre par vous-même que ce dernier n’a vraiment pas le choix d’agir s’il veut être conséquent avec lui-même, ses principes et ses valeurs.

« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. [Un des concepts importants de cette définition est celui] de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité. […] Même au sens le plus étroit du terme, le développement durable présuppose un souci d’équité sociale entre les générations, souci qui doit s’étendre, en toute logique, à l’intérieur d’une même génération. » (Gouvernement du Québec, 2009)

http://www.mddep.gouv.qc.ca/developpement/inter.htm

Post-scriptum :

Le Chien de garde du Québec demande à tous ses lecteurs qui se sentent concernés ou interpellés par les dernières lignes d’écrire ou de téléphoner à leur député provincial pour leur faire part de votre mécontentement face à cette situation. N’oubliez jamais que plus nous serons nombreux à japper fort, plus les gouvernements seront obligés de nous écouter et cela ne peut être que bénéfique à long terme pour notre société.

Les Québécois et le débat public : quelle voie choisissons-nous ? Réflexion sur un sujet qui ne dépend pas de l’actualité.

Posted in Culture et identité, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 19, 2009

Logo Chien de garde du QuébecDepuis son entrée dans la modernité, le Québec a connu une évolution impressionnante, particulièrement en ce qui a trait à sa société civile. En l’espace de moins d’un siècle, il est passé d’un statut relativement traditionaliste à celui d’une nation ouverte sur le monde, plutôt progressiste et attaché aux valeurs du nationalisme civique et de liberté individuelle. Ailleurs en Occident, rarement a-t-on pu constater un changement aussi rapide et harmonieux.

Cette ouverture a eu comme conséquence majeure le changement de l’implication du citoyen. Mieux informé, en mesure de prendre des décisions éclairées et armées des principes qu’on a énumérés, il a finalement acquis ce qui lui faisait défaut à une autre époque pour participer à la discussion publique. Du moins en principe. Autrefois, le débat était orienté par des autorités dont le discours n’était que rarement ou difficilement remis en question, mais néanmoins courageusement défié par des gens aux convictions inébranlables. Ainsi a germé la démocratie. Mais l’ampleur de ce changement n’a probablement pas suffi à effacer toute trace d’un passé trouble. En dépit de nos avancées, de vieux réflexes n’ont pas cédé. Un fort sens du communautarisme persiste et comporte son lot de conséquences. En effet, les différents groupes d’intérêt qui composent notre grande famille nationale sont devenus des empêcheurs de tourner en rond ou des protecteurs de chasses-gardées aux intérêts très ciblés. C’est devenu une façon de s’assurer que rien ne change pour le mieux : miser sur la cohésion du groupe et son mode de vivre ensemble pour tuer le débat. Vous avez bien lu, on veut tuer le débat.

Le temps est venu d’une vaste réflexion sur ce sujet, car la paralysie ne fera que rendre notre société moins attrayante. Au premier chef, on doit repenser notre façon de débattre et de prendre des décisions.

On doit maintenant s’expliquer et pour ce faire, on examinera des cas particuliers de « grands débats » et les conséquences qu’ils ont eues. Prenons comme premier exemple le débat lucide-solidaire, qui est mort-né et n’a pas fait progresser le Québec d’un iota. Cet épisode a permis de montrer au grand jour à quel point on était prisonniers des idéologues. Quel était l’intérêt des acteurs en place de débattre du bien commun, sinon de réaffirmer l’hostilité d’un camp face à l’autre ? Les questions qui ont été posées par les uns ont été anéanties par les efforts des autres et en conséquence, rien n’a été résolu. Le modus vivendi, c’est-à-dire la façon de prendre nos décisions au jour le jour, est resté le même… malgré l’urgence de la revoir. C’est quand même décevant! D’habitude, un débat sert justement à trouver des solutions. À quoi bon débattre alors, si ce n’est que pour revenir à la case départ ?

La même réflexion peut s’appliquer jusqu’à un certain point au fameux débat sur les pratiques interculturelles, conduit par la commission Bouchard-Taylor. S’il est vrai que tous ont eu l’occasion de s’exprimer sur un enjeu de première importance, on ne peut pas non plus dire que les résultats ont été intéressants et impressionnants. Encore une fois, les discours se sont opposés sans finalement trouver de point d’entente pour construire sur une nouvelle base nos relations citoyennes. L’ex-majorité silencieuse est redevenue tout aussi silencieuse et les immigrants et membres de certains groupes ethniques ont toujours autant de difficultés avec l’emploi et l’intégration (à ce sujet, voir les taux de chômage qui les affectent au cas par cas). Les relations ne sont pas meilleures qu’elles ne l’étaient en 2006, à la veille de ce qu’on a appelé à tort la « crise des accommodements raisonnables », une extension malheureuse d’un principe juridique qu’on a étiré jusqu’à lui faire perdre son sens… par pur opportunisme.

La difficulté qu’on a identifiée va beaucoup plus loin que ça ! Officiellement, nous sommes un des rares endroits au monde où construire un hôpital cause une saga… Attention, nous devrons bientôt refaire deux échangeurs ! Les décideurs sont absents, les griefs sont nombreux et les intérêts corporatistes ont trouvé une niche. Pourquoi ça ? Parce que tout le Québec, dans sa grande phase de train-train, a abdiqué ses responsabilités.

Les Québécois doivent plus que jamais s’interroger sur l’efficacité de leurs débats, sinon ils seront condamnés à subir les événements. Ça passe par un changement d’objectif : débattre pour devenir meilleur. Pas pour emporter l’adhésion du groupe et serrer les rangs. Nous valons plus que ça. N’ayons pas peur de transcender. Lorsque le changement s’impose, il ne doit pas céder devant les intérêts des divers groupes : tous devraient constater un ensemble de faits semblables et proposer diverses solutions pour finalement opter pour la meilleure. À défaut, l’exercice de débat est un leurre et la liberté d’expression, un véhicule qui n’avance pas.

 On ne peut changer une culture ou une société du tout au tout, mais une culture doit pouvoir s’adapter aux épisodes qui la façonnent. Il est encore temps. La balle est dans notre camp. À moins qu’on préfère se consoler en regardant les moins bons faire moins bien…

Les Américains lorgnent sur le côté canadien pour leur réforme de la santé!

Posted in États-Unis, Culture et identité, Politique fédérale, Politique québécoise, Santé, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 18, 2009

Logo Chien de garde du QuébecEn suivant le lien suivant (http://www.lactualite.com/blogues/obama/reforme-de-la-sante-pour-ou-contre-le-systeme-canadien), vous apprendrez que le système de santé canadien et, par extension, celui celui existant au Québec font l’objet d’un débat intense aux États-Unis pour la réforme de leur système de santé promis par Obama. D’un côté, il y a ceux qui regardent avec envie le système canadien avec son souci d’équité et d’égalité et, de l’autre, vous retrouvez les détracteurs de ce système qui affirment qu’au Canada, on soigne les gens comme des communistes et des socialistes. Pour le bénéfice de tous les lecteurs, voici donc un ABC très simple sur le système de santé canadien.

La Loi canadienne sur la santé, celle qui a forgé le système canadien, représente un choix de société qui a été fait pour l’intérêt commun de la nation canadienne. De plus, elle est aussi une partie constituante importante de la fondation sociale de notre pays et de chaque entité régionale le composant. Contrairement aux Américains qui ont toujours penché vers les droits payants, le Canada et ses provinces considèrent depuis bien longtemps que la santé est plutôt un droit acquis auquel la société a appris à s’attacher autant qu’aux droits et libertés fondamentales inscrits dans la Charte canadienne. Cependant, certains détracteurs auxquels le journaliste fait allusion dans son billet ont raison sur les lacunes du système de santé canadien. Ce domaine doit être la cible d’améliorations urgentes et continues afin d’être véritablement le reflet concret de la vision idéaliste qui était présente à ses balbutiements dans la société canadienne. Ces situations problématiques doivent être à prendre comme un défi pour l’innovation et l’efficience des façons de faire dans ce domaine, et ce, surtout afin d’en assurer la pérennité sur l’ensemble du territoire. Finalement, au lieu de privilégier constamment le privé comme solution passe-partout miracle, les autorités publiques compétentes devraient plutôt pencher d’abord et avant tout sur une réorganisation et une utilisation plus efficiente des ressources consenties à cette fin. Un petit conseil du Chien de garde du Québec… ce chantier devra faire l’objet d’un débat tous azimuts afin de pouvoir identifier des pistes de solution favorisant réellement la durabilité de notre système de santé, véritable acquis social pour les populations du Québec et du Canada… un système qui n’a franchement rien à envier à celui de notre voisin du sud!

C’est croire que même si on n’est pas parfait comme société, nous sommes quand même meilleurs que d’autres… C’est un débat dont l’issue n’est pas encore scellée chez nos voisins, en espérant qu’ils sauront faire les bons choix comme les Canadiens ont su le faire il y a bien longtemps.