Le Chien de garde

Un séisme politique au Canada

Posted in Culture et identité, Parti politique fédéraux, Politique fédérale, Société by Le Chien de garde du Québec on mai 7, 2011

Le 2 mai dernier, un séisme d’une magnitude sans précédent a fait trembler les plaques tectoniques de la politique canadienne, et ce, comme on a rarement l’occasion de voir cela dans une existence. Une telle élection avec ses résultats ne survient que tous les 20 ou 25 ans et chaque fois, il s’agit d’un tsunami ramassant tout sur son passage pour laisser un paysage complètement différent par après.

Le PCC que l’on disait d’eux qu’il ne serait jamais majoritaire – puisque les Canadiens ont trop peur des conséquences qui viendraient avec – le sont devenus. Le PLC, pour ce parti heu… – bien que cela soit dommage en soi puisqu’il s’agit d’une grande institution ayant profondément marqué notre façon moderne de vivre – on se doutait que ce serait une défaite pour eux, mais au grand jamais d’une telle ampleur. C’est un peu la même chose avec le Bloc québécois puisque personne, absolument personne – les journalistes, les citoyens, les autres partis et eux autres mêmes – n’aurait pu prédire cette désaffection monstre de leurs rangs et conséquemment leur quasi-disparition de la carte électorale. Pour le grand gagnant québécois de ces élections, soit le NPD, c’est un peu différent puisque le Chien de garde est d’avis que ce parti n’a que repris ce qui lui aurait appartenu de soi depuis bien longtemps si cela n’avait pas été de la présence du Bloc et de leur discours les identifiant comme seul rempart politique pour les citoyens de la Belle Province.

Nous avons fait élire 58 députés orange ce soir sismique du 2 mai 2011, un record et une primeur sans précédent dans l’histoire de notre province et de ce parti. Tous les deux, selon notre humble avis, sont comme des âmes sœurs qui étaient séparées et qui viennent de se retrouver. Les deux partagent des valeurs, des principes et des idéaux sociétaux suffisamment similaires pour se retrouver dans la zone du spectre politique, soit le centre-gauche très prononcé. Les deux croient en la justice sociale, la redistribution de la richesse et un fardeau moins lourd pour les familles. Ils mettent la protection de l’environnement et le mieux-être collectif par l’amélioration des services aux citoyens et par un souhait d’interventionnisme de l’État. De ce point de vue, on pourrait dire la même chose des Québécois et du Parti libéral du Canada et ce serait très vraisemblable et logique. Par contre, la différence avec le NPD et le PLC – à part le fait que le deuxième est plus au centre évidemment – tient plus de la méfiance et de la colère encore présentes des citoyens du Québec contre les rouges, et ce, pour évidemment le scandale que l’on connaît tous…

Une autre chose que le Chien de garde du Québec voudrait mentionner à propos de cette élection et c’est à propos du comportement des perdants. André Pratte, de Cyberpresse, a publié une excellente chronique à ce sujet qui peut se résumer ainsi… « Arrêtez donc de chercher des poux partout et comprenez enfin que les électeurs ont rejeté massivement ce que vous leur offriez comme programme et comme vision de société. Commencez donc tant qu’à y être à refaire vos devoirs et à trouver réellement ce que le Québec veut et aspire comme modèle de société au lieu de critiquer sa manière de voter. Les citoyens ont toujours raison lorsqu’ils votent. »

Finalement, on ne peut que féliciter les grands gagnants de cette soirée électorale et les avertir que maintenant qu’ils sont les représentants du Québec, nous les aurons à l’œil, et ce, autant pour les féliciter que pour les inviter à se corriger.

Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec relativement à cette excitante élection et ses résultats hors du commun pour le Québec.

Source :

PRATTE, André (2011). « L’erreur des électeurs?», article publié sur Cyberpresse, édition du 7 mai [en ligne], http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/andre-pratte/201105/06/01-4396905-lerreur-des-electeurs.php (page consultée le 7 mai 2011).

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Avons-nous perdu la tête?

Logo Chien de garde du QuébecAvons-nous sérieusement perdu la tête comme société? À la lecture de l’actualité de ces dernières semaines, le Chien de garde du Québec aurait tendance à dire oui… du moins pour ce qui est de notre conception de la justice et de la gravité des crimes. Ce commentaire essayera de faire le lien entre ces concepts et trois affaires juridiques assez similaires afin de démontrer que notre système de justice doit être renouvelé pour qu’il soit au diapason des nouveaux sommets atteints par le monde de la criminalité. Il ne s’agit en rien d’un texte à saveur de droit, mais bien juste un commentaire d’un individu qui s’inquiète de voir notre inaction et notre manque flagrant de jugement dans ce domaine.

Ces trois événements, d’une tragédie sans précédent, ont comme conséquences majeures d’avoir ruiné des milliers de vies et détruit les espoirs d’un repos bien mérité pour leurs victimes. Il s’agit des affaires Madoff, Lacroix et possiblement très bien bientôt Earl Jones. Ces trois individus, tous des financiers reconnus et jouissant auparavant d’une confiance absolue de la part de leurs clients investisseurs, ont « traficoté » dans le dos de ces derniers afin de voler et détourner les fruits du travail et de dure labeur de toute une vie. Il est vrai que le montant astronomique de la fraude de Madoff aux États-Unis pourrait classer Vincent Lacroix au rang de petit magouilleur, mais dans des cas comme ceux-ci, une comparaison des chiffres n’enlève rien à la gravité du geste commis. Pour ce qui est du cas Earl Jones, même si l’histoire vient d’être dévoilée et qu’elle est très partielle jusqu’à présent, il ne fait pas de doute qu’elle risque d’être assez similaire à celles des deux autres fraudeurs précédemment nommés.

Les similarités entre ces événements s’arrêtent malheureusement là puisqu’au Canada, nous avons une conception de la justice qui mise malheureusement trop souvent sur la réhabilitation plutôt que sur l’effet dissuasif. Nos voisins du Sud ont compris qu’une histoire, comme celle de Madoff, doit être prise et jugée différemment afin d’en faire un exemple fort pour éviter qu’elle ne se reproduise et c’est sans doute pour cette raison qu’ils ont condamné ce dernier à 150 ans de prison ferme avec une possibilité de libération conditionnelle à 85% de sa peine. On est d’accord sur le fait que Madoff, baby-boomer des premières années, ne sortira jamais de prison à son âge avec une telle peine à purger. Ce qui est très bien ainsi puisque son crime, comme ceux de Lacroix et possiblement Earl Jones, peut être qualifié d’aussi horrible que ceux commis par un tueur en série sociopathe. Ils n’ont pas tué personne, mais c’est tout comme s’ils l’avaient fait puisqu’ils ont détruit des milliers de vies en volant les économies de toute une existence. Leurs victimes ont tout perdu et ne peuvent, pour la plupart, absolument rien pour récupérer leurs fonds. Ils n’ont aucun recours puisque les agresseurs, en véritables connaisseurs de la finance qu’ils étaient, ont vite compris qu’ils naviguaient en zones grises lors des crimes commis. Ils ont profité de plusieurs lacunes des systèmes financiers en place pour s’enrichir aux dépens d’autrui.

À la lumière des derniers éléments, quelqu’un peut-il essayer de répondre maintenant à cette interrogation… comment se fait-il que Lacroix, véritable tueur en série économique, soit maintenant libre ? À l’instar de Madoff, cet individu devrait être encore en prison afin d’y terminer son existence et non à l’air libre après seulement 18 mois « en-dans ». Comment peut-il profiter d’une liberté, même partielle, après tout ce qu’il a fait ? Il est vrai qu’il est en attente d’un procès criminel, mais comment peut-on lui redonner un espoir de liberté aussi rapidement ?  Il devrait rester derrière les barreaux en détention préventive jusqu’à son procès. Des individus comme lui ne devraient pas être traités différemment qu’un meurtrier puisque dans les deux cas, c’est du pareil au même dans la finalité des actes posés, soit la destruction de vies innocentes… Au Canada, un meurtre au premier degré amène toujours son auteur à être incarcéré pour un minimum de 15 à 20 ans. Des crimes économiques devraient traités avec la même sévérité puisqu’une peine bonbon comme la première imposée à Lacroix n’a rien de très dissuasif. Il est évident qu’on ne peut lier son histoire avec celle d’Earl Jones sortie dans les derniers jours, mais on peut se poser la question suivante comme une hypothèse : est-ce que l’affaire Earl Jones aurait eu lieu si celle de Lacroix avait été traitée avec la même sévérité que nos voisins du Sud ont eue avec Madoff ?

En espérant que ce commentaire et les nombreux autres dans les médias feront réagir nos gouvernements dans la bonne direction. Il ne faut plus que des histoires comme ces dernières surviennent et pour cela, il faudrait que le Code criminel canadien soit amendé afin d’y inclure des peines plus lourdes pour de tels crimes et, surtout, il faudrait aussi que les lacunes dans les systèmes financiers qui ont permis à ces crapules de s’enrichir soient corrigées. Par ailleurs, de tels gestes ne devront pas survenir seuls puisque les volontés juridique et politique devront être présentes et proactives afin d’y parvenir. La confiance des investisseurs, gros ou petits, doit être rétablie le plus tôt possible après de telles tragédies en série. Tel est l’opinion du Chien de garde du Québec à ce sujet.

Articles intéressants à consulter en lien avec ce commentaire :

– La libération de Vincent Lacroix

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200907/08/01-882189-vincent-lacroix-est-libere-sous-cautionnement.php

– Madoff VS Lacroix

http://www.cyberpresse.ca/le-droit/opinions/editoriaux/200906/30/01-880053-madoff-150-ans-lacroix-18-mois.php

– Earl Jones: 50 millions envolés en fumée?

http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/200907/11/01-883340-earl-jones-50-millions-envoles-en-fumee.php

Yves Michaud et les bandits en cravate

http://www2.lactualite.com/yves-michaud/2009-07-16/urgence-dinformer-le-public-contre-les-bandits-cravates/

WOW… du parlementarisme à son meilleur!

Posted in Parti politique fédéraux, Politique fédérale, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 18, 2009
Logo Chien de garde du QuébecLe Chien de garde tient à féliciter le Parlement fédéral dans son ensemble puisque pour la première depuis bien longtemps, ils ont fait preuve d’un véritable esprit parlementaire comme il est censé exister en théorie dans un état de droit comme le nôtre. L’entente survenue hier entre les libéraux et les conservateurs nous évitent donc des élections estivales… une chance puisque que la population n’aurait pas accepté d’aller encore une fois aux urnes pour décider qui gagnerait la petite chicane parlementaire. Or, il est certain que même si les deux partis (Conservateurs et Libéraux) vont montrer « patte gagnante » lors des apparitions publiques à venir… le seul à vraiment pouvoir prétendre la victoire totale est le chef libéral. Il a réussi là où l’ancien chef n’avait pas été capable d’aller… soit sur le côté qui tient le bâton de la négociation! On ne peut que féliciter le parti libéral du Canada pour ce bon coup et les encourager encore plus ardemment dans cette direction. Le Chien de garde tient à leur souligner que c’est seulement de cette façon qu’ils pourront reconquérir le pouvoir.