Le Chien de garde

Le point final du Chien de garde du Québec.

Posted in Culture et identité, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juillet 10, 2009

Logo Chien de garde du QuébecÀ Monsieur André Taillon, auteur de l’article « Le Québec en phase terminale » (sic) – Voir le commentaire du Chien de garde du 7 juillet dernier : Réponse au désespoir et au négativisme d’un blogueur.

Monsieur,

Faisant suite à la réplique que vous avez publiée sur le blogue du Chien de garde et sur Politicoblogue, il nous apparaît de la plus haute importance de clarifier nos intentions en tant que blogueurs citoyens. Contrairement à ce que vous prétendez avec assurance, nous sommes deux jeunes dans la vingtaine qui entretenons les meilleures aspirations pour nos semblables et la collectivité dans son ensemble. Étant nous-mêmes d’origine plutôt modeste, nous n’oserions jamais juger un individu par sa condition sociale, son niveau d’instruction ou son gagne-pain. Que vous soyez devenu un homme d’affaires est tout à votre honneur. Avec regret, nous jugeons que c’est plutôt vous qui jouez sur le terrain des attaques personnelles en nous prêtant des intentions qui ne sont pas révélées par ce que nous avons publié et en nous dépeignant comme des intellectuels pédants. Nous ne sommes sur aucune autre chaise que celle du plancher des vaches. Ce que nous avons dénoncé, ce sont uniquement les idées que vous avez exprimées sur la place publique, vous exposant de fait à la critique. En ce qui concerne les fautes d’orthographe, vous serez d’accord avec nous pour dire que présenter ses idées sous une forme acceptable est un bon pas dans l’argumentation et la tentative de convaincre l’autre. Or, il semblerait que vous traitiez cet aspect comme tous les autres de la vie civile : avec un désintérêt marqué. 

Cela dit, parlons de ce qui compte vraiment, ce pour quoi cette joute a commencé : les implications logiques et morales de ce que vous défendez avec une ardeur qui frise la folie suicidaire. Laissons de côté les anecdotes et les histoires familiales que vous chérissez. Se laisser mourir dans le confort et l’indifférence n’a jamais été et ne sera jamais la réponse à des difficultés, peu importe leur ampleur. Au contraire, partout dans le monde et dans ces contrées éloignées des nôtres où l’on compte les mort-nés en pour cent plutôt qu’en pour mille, où l’indigence est la norme et la corruption sévit dans ses formes les plus attentatoires au bien-être commun, on ne penserait jamais faire de la sorte. Pourquoi ? Parce que tant que nous serons, il faudra se retrousser les manches. C’est une évidence qui devrait sauter aux yeux de toute l’humanité. Notre perspective a le mérite de pouvoir régler les problèmes ; la vôtre a comme caractéristique de prôner leur prolifération par omission ou pire encore, par incurie nourrie du désespoir.

Sur le fond, certains de vos constats trouvent écho dans une bonne partie de la population. Symptôme de l’époque sans doute, on sent que la force d’inertie produit ses effets dans les décisions que nous prenons. Les grands idéaux d’il y a 40 ans sont loin derrière nous. Il y a, vous visez juste, des clivages importants dans ce Québec où nous évoluons. L’enlisement du débat est devenu une variable dont tous tiennent compte et prennent acte suite à l’évolution de ce que nous appelons la question nationale. Mais lorsque vous vous demandez, empli de désespoir, pourquoi il n’y a aucune direction claire, aucun projet rassembleur autour duquel construire, posez-vous la question suivante : qu’ai-je fait, André Taillon, pour envoyer un message clair aux gouvernants ? Quand ai-je senti le besoin de me faire entendre, sauf en ce fameux matin du 3 juillet 2009 où je me suis levé du mauvais pied, pour poser un diagnostic fataliste et sans appel ?

Le peuple pousse les décideurs, Monsieur, et non l’inverse. C’est ce qui fait cruellement défaut dans votre argumentation. Vous nous donnez l’impression du bœuf qui a attendu toute sa vie une charrue pour le conduire et tout d’un coup, c’est la fin du monde ! Et dans le cas présent, aucune voix ne s’est faite assez forte ou convaincante pour donner une nouvelle impulsion après ce magnifique épisode que fut la Révolution tranquille. Que vous soyez atteint d’écoeurantite par cause de la structurite, rien n’est réglé, car vos constats ne sont pas lucides… Ces choix qui nous ont menés où nous sommes, nous les avons faits ensemble, si ce mot signifie encore quelque chose pour vous. Pour le meilleur et pour le pire, nous nous sommes fixé des règles qu’il faudra remettre en question tôt ou tard. Et vous avez tort, cher Monsieur Taillon, vous avez tellement tort de sous-estimer tout ce que nous sommes et de croire ces maux mortels, car mis en perspective, ils apparaissent plutôt bénins. Cessez de vous acharner à tuer dans l’œuf cette énergie latente dont notre génération est porteuse. Vos idées surannées peuvent maintenant céder leur place.

Idéalement, chaque citoyen devrait assumer ses responsabilités de la meilleure façon. Mais puisque personne n’est sommé d’assumer ses devoirs convenablement, sauf dans la mesure où la loi l’y oblige, vous pouvez continuer à regarder la parade passer et maugréer. De toute façon, votre volonté d’abdiquer n’est que trop évidente. Assez jasé. Le temps est venu de faire des efforts pour se comprendre et avancer. Tel est le point final du Chien de garde du Québec à cette conversation.

Liens pertinents:

http://www.politicoblogue.com/le-quebec-en-phase-terminal.html

https://chiendegarde.wordpress.com/2009/07/07/reponse-au-desespoir-et-au-negativisme-dun-blogueur/

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Réponse au désespoir et au négativisme d’un blogueur.

Posted in Culture et identité, Société by Le Chien de garde du Québec on juillet 7, 2009

Logo Chien de garde du QuébecÀ sa création, l’idée générale entourant le blogue du Chien de garde du Québec (https://chiendegarde.wordpress.com) était essentiellement de réussir à influencer les gens autour de lui, à réussir à leur insuffler la volonté de faire changer pour le mieux leur communauté. C’est encore cela notre intention, même si la tâche risque d’être longue et ardue… et la meilleure démonstration de cette difficulté est apparue à nos yeux ce matin. Après un tour d’horizon quotidien de l’actualité et de la blogosphère québécoise, le Chien de garde est tombé de haut en voyant le négativisme de certains et surtout leur sombre vision de l’avenir de notre société. Ces fléaux de société sont sans aucun doute ce qui va achever notre collectivité et non pas ce que ses sombres messagers dénoncent…

Un de ceux-là, André Taillon sur le Politicoblogue, a publié un commentaire le 3 juillet dernier qui n’a pas sa raison d’être selon nous. Vous pouvez le consulter en suivant le lien suivant : http://www.politicoblogue.com/le-quebec-en-phase-terminal.html. Sommairement, il s’agit d’un texte démagogique appelant la société québécoise à se laisser mourir puisqu’elle ressemble trop à la ville mythique biblique dénommée Babel où absolument plus rien ne se faisait ou se concrétisait étant donné que sa population ne parvenait plus à se comprendre entre elles (elle avait été frappée de la colère de Dieu qui lui avait créé toutes les langues du monde en cette ville). Maintenant que vous avez une idée générale de ce qu’il dit, imaginez la suite de l’article lorsqu’il le débute avec ces mots : 

« Ce matin, je me suis levé du mauvais pied. J’en suis arrivé à croire que le patient en phase terminale est atteint d’écoeurenthite  aigu  et qu’aucun diagnostic favorable à sa survie  n’a été trouvé pour le sauver d’une mort certaine. » (André Taillon, 2009, Politicoblogue)

Des individus se définissant comme des citoyens à l’article de leur mort civique ne devraient pas chercher à influencer les autres puisque ce faisant, ils contribuent à la future mort civique de leurs concitoyens. Peut-être ne le souhaitent-ils pas… peut-être souhaitent-ils seulement éveiller les consciences de leurs semblables, mais en même temps qu’ils font leurs adieux à l’espoir de voir les choses s’améliorer, ils collaborent à répandre le mal qui les a rongés jusqu’à ne plus avoir cette volonté essentielle de faire bouger les choses. N’ont-ils donc plus aucune conscience, aucune volonté positive de faire changer et évoluer les choses en mieux ? C’est là la principale interrogation que le Chien de garde se pose à leur sujet. N’est-il pas paradoxal quelque peu de voir un suicidaire civique s’impliquer en même temps qu’il ne souhaite plus rien pour sa communauté? C’est un peu cela l’impression qu’André Taillon laisse au travers ce commentaire…

Par ailleurs, le Chien de garde du Québec n’étant pas fait pour jouer à l’autruche en se cachant la tête dans le sable, il est aussi de son devoir de donner raison sur un point à ce blogueur… celui de dire que notre société ne va pas bien et qu’elle a besoin de profonds remodelages pour se remettre sur les rails de la postérité. Par contre, là où nos opinions divergent, c’est sur le statut médical du Québec… lui croit qu’il est mourant et qu’il ne peut que sombrer puisqu’impossible à sauver. Le Chien de garde croit, au contraire, que notre société N’EST PAS perdue et qu’elle peut encore surprendre tous ceux qui pensent le contraire.

Les auteurs de ce commentaire invitent donc le blogueur André Taillon et ses frères civiques suicidaires à sortir de la noirceur qui leur sert de demeure et de s’ouvrir à leur communauté. Regardez donc autour de vous… ouvrez bien vos yeux puisque l’espoir et le positif sont partout autour de nous. Allez vers ces gens de bien et puisez donc dans leur inspiration de tous les jours pour changer un peu… Le Chien de garde du Québec est très heureux de vous apprendre que le Québec n’est pas mené par des hommes tels que vous… Tous les jours, des milliers de Québécois et Québécoises travaillent à faire évoluer notre société, à corriger ses faiblesses et à accentuer ses forces. Ces gens ne sont pas du vent, ils ne sont pas des mirages… ils sont bien réels contrairement à votre diagnostic de mortalité prochaine pour le Québec. 

Finalement, pour enfoncer encore plus le clou qui fermera le clapet de votre cercueil, sachez que notre province, en tant que seule société francophone d’Amérique du Nord a un grand et brillant avenir devant elle si elle continue à faire les bons choix et surtout si ses citoyens sont toujours à la quête du meilleur pour eux et les générations qui suivront. Après tout, nous sommes une société égalitaire, ouverte, libre d’évoluer comme elle le désire et surtout une société où l’ESPOIR subsiste encore… Regardez autour de vous la tonne de preuves que nous avons sous les yeux de cette vérité ultime. Ils sont des milliers de personnes à faire le choix de quitter leur pays natal et tout ce qu’ils avaient auparavant pour venir s’installer ici, chez nous! Pourquoi le font-ils d’après vous ? C’est là le meilleur exemple que nous avons afin de prouver qu’au Québec, il fait de bon de vivre et surtout qu’il est encore possible d’espérer mieux qu’une mort prématurée pour un malade qui peut encore être sauvé… Tel est l’opinion du Chien de garde du Québec à ce sujet.

Post-scriptum :

Surveillez donc votre orthographe puisqu’un texte avec des fautes n’est sûrement pas la meilleure arme pour blinder votre crédibilité.

Le phénomène du voiture-boulot-voiture-dodo des fourmis banlieusards

Posted in Environnement, Société, Transports by Le Chien de garde du Québec on juillet 6, 2009

Logo Chien de garde du QuébecUne migration temporaire de millions de petites fourmis québécoises dans la grande région de Montréal a lieu tous les jours des fourmilières des couronnes extérieures à la métropole des fourmis et vice-versa. La particularité de cette migration fourmilière est que toutes ces bestioles se déplacent à l’aide d’engins mécaniques et non à l’aide de leurs pattes. Par ailleurs, la migration a des conséquences négatives considérables pour l’ensemble de l’écosystème de la région de la métropole de ces bébittes. Les conséquences sont nombreuses et vont de la dégradation de l’environnement et de la santé générale, aux finances personnelles, aux congestions interminables des principaux axes routiers et au manque d’intérêt pour les alternatives à ce phénomène inquiétant.

Le Chien de garde a réfléchi sur ce sujet en regardant le nombre effarant et exponentiel de voitures avec un seul passager sur les principaux axes routiers autour de la ville de Montréal. Leur grand nombre a suffi pour le convaincre d’écrire! Par ailleurs, il n’est pas le seul à trouver cela inquiétant puisque de nombreux autres acteurs de notre société civile en sont préoccupés et parmi ces derniers, il y a la ville de Montréal, le gouvernement, les groupes environnementaux et de nombreux citoyens. Ce qui est surprenant en soi dans ce phénomène, c’est que malgré toute la bonne volonté verte des Québécois et Québécoises, ils sont encore une majorité à utiliser leurs voitures pour aller travailler lorsqu’il y a plusieurs alternatives qui sont déjà présentes.

Les alternatives présentes couvrent un vaste choix et parmi ces dernières, il y a, évidemment, les transports en commun qui couvrent une grande partie dans la région de Montréal. Par ailleurs, on peut aussi y ajouter le covoiturage, l’utilisation de services tels que Commuauto, la bicyclette (voir le Bixi à Montréal) ou même la marche pour ceux qui restent à une distance de leur lieu de travail qui s’y prête. De plus, les irréductibles, ceux qui ne veulent pas se séparer de leurs machines ou qui se sentent dépossédés d’une partie d’eux-mêmes sans elle, peuvent toujours considérer l’achat d’une voiture à faible consommation d’essence ou hybride.

En somme, si la conscience individuelle et le désir de contribuer à un monde meilleur pour les fourmis québécoises ne sont pas suffisants pour faire changer les pratiques de transport, les autorités fourmilières devront trouver un autre moyen de les y contraindre et de serrer la vis à ceux qui se complaisent à nager à contre-courant de cette évolution verte plus que nécessaire et urgente. Plusieurs mesures coercitives sont déjà en place, mais le gouvernement devrait aller encore plus loin en imposant, par exemple, un péage pour entrer dans Montréal ou même encore un alourdissement fiscal de type pollueur-payeur pour tous ceux qui, au contraire, continuent de se procurer et de conduire des véhicules extrêmement énergivores et polluants. Tel est l’opinion du Chien de garde sur ce sujet.

Liens intéressants:

http://montreal.bixi.com/accueil

http://www.communauto.com/

http://www.ecovoiturage.ca/?gclid=COP7yf-VwZsCFU1M5QodlX8IBw

Plaidoyer pour les décideurs du Québec

Posted in Partis politiques provinciaux, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juillet 3, 2009

Logo Chien de garde du QuébecAvec le départ de François Legault de la vie politique québécoise, on compte une nouvelle manifestation, pour ne pas dire simplement une victime, de l’enlisement du débat public et de la lente agonie des décideurs. Las de voir les choses stagner, ce député du Parti québécois n’a pas senti une marge de manœuvre suffisante en tant que serviteur de l’État pour faire « bouger les choses ». Qu’on soit d’accord ou non avec ses prises de position passées, ceux qui rêvent d’un Québec où la volonté d’une poignée d’hommes et de femmes peut mettre en branle de grands projets moteurs doivent en être attristés… et tous les observateurs intéressés par le sujet devraient tenter de comprendre pourquoi les grandes idées sont devenues des cages à homards. Il n’y a plus lieu d’en douter quand, du tac au tac, le président d’une grande centrale syndicale comme la CSQ sent le besoin de bien enterrer les dernières remarques de l’ex-parlementaire, qui exprimait pour l’occasion les raisons de sa démission.

Qu’est-ce que M. Legault a dit pour mériter une telle volée de bois vert ? Que le Québec était sur un déclin tranquille, qu’il fallait peut-être envisager de toucher à quelques « vaches sacrées »… un message signifiant qu’il faut de plus en plus de temps, d’énergie et de patience pour arriver à des résultats, et qu’il est toujours plus difficile d’accomplir des projets qui plaisent à la population et lui procurent des services de qualité. On n’aurait pas pu s’attendre de l’ex-député qu’il dépose une thèse de doctorat pour qu’on ait les détails de sa pensée. Il a utilisé une formule forte mais peu précise pour exprimer son idée, il n’a pointé personne du doigt, du moins pas nommément… C’était sans compter sur les plus braves soldats de l’escouade permanente de la justice sociale qui allaient chanter en choeur que M. Legault est un néo-libéral (stigmate à la mode) qui ne cherche que la productivité et le profit et ne voit pas que les employés des services publics se tuent à l’ouvrage. Outre le fait que poser une étiquette pour rejeter sans appel tient du simplisme le plus bête, les deux visions qui se sont affrontées ne sont pas complètement différentes, contrairement à ce qu’aiment à penser les bonzes de la solidarité. Au contraire, certains de leurs constats pointent dans la même direction. Ce que le Chien de garde croit, c’est que ce débat d’idéologues doit prendre fin pour prendre une tournure plus constructive si on veut cesser d’être une société qui se contente de moins.

Dans la majorité des problèmes ou situations, ceci explique cela. Par exemple, le Québec est de moins en moins capable de réaliser ses projets et, en même temps, ses services publics sont de qualité inférieure à ce qu’ils étaient. Y a-t-il un point de rencontre entre ces deux observations ? Probablement, puisque dans les deux cas, nos pratiques ont mené à des reculs. Dans les deux cas, la qualité des services publics et le développement économique et social, on conclut que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Pour reprendre un exemple cher à M. Parent, si on pouvait dire il y a une trentaine d’années que les employés des secteurs de la santé et de l’éducation réussissaient à maintenir un bon équilibre entre le temps et l’énergie consacrés d’un côté et l’accomplissement de leur travail de l’autre, c’est qu’il y avait des résultats satisfaisants. Ce n’est pas un sacrilège de le dire, à moins qu’on conçoive les choses de façon tellement étroite que même les mots nous font peur désormais !

En refusant de repenser les interventions de l’État et en nous situant constamment dans la logique d’affrontement, on ne s’est pas rendu service. On s’est enfoncé d’un cran quand on s’est réfugié dans de grandes idées abstraites, ou plutôt des blocs d’idéologie, afin de se disputer le titre de champion de la vision à suivre. Pour remédier à cette réalité consternante, le Chien de garde pense qu’il est temps de se dire, partout et dans tous les milieux, cette petite phrase toute simple : les problèmes en lien avec l’intervention de l’État ne sont jamais exclusifs les uns des autres.

Liens en lien avec ce commentaire:

http://www.ledevoir.com/2009/07/04/257812.html

La motadine expérience…

Posted in Culture et identité, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 30, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLa « motadine » expérience, est-ce assez fatigant comme exigence à entendre pour les jeunes travailleurs ou diplômés ? Partout, on nous rabat les oreilles avec le manque de travailleurs présents et futurs… on nous dit d’aller nous qualifier, d’aller nous former, d’aller nous instruire pour que nous soyons prêts à prendre la place de nos aînés sur le marché du travail. On nous dit d’être prêts, que les emplois vont apparaître par milliers sur le marché et que même les employés auront l’embarras du choix pour se choisir un employeur… Maintenant, le constat avec la réalité ?

Très différent, décevant et surtout décourageant pour notre société comme pour les jeunes travailleurs. Regardez les offres d’emploi un peu partout et essayez d’en trouver n’exigeant aucune expérience. Vous allez sûrement y arriver, mais ce n’est pas ce type qui fait légion dans les rubriques. La majorité des organisations sont en chasse pour des travailleurs avec 2-3-5-7 ans d’expériences professionnelles. C’est à croire que le discours alarmiste que plusieurs acteurs de notre société nous répètent sans cesse au sujet de la relève professionnelle ne s’est pas rendu à un détenteur d’enjeux crucial dans cette saga, soit les employeurs.

Certains diront que le contexte économique n’est pas favorable, d’autres diront que les jeunes n’ont pas à s’attendre à des cadeaux pour leur entrée sur le marché du travail ou même encore qu’ils n’ont qu’à s’armer de patience comme tous ceux qui ont passé par cette étape avant eux… Le Chien de garde du Québec n’est pas en accord avec ces affirmations démagogiques.

Il est important que les organisations commencent à comprendre que leur main-d’œuvre est vieillissante et surtout qu’il faudra un jour penser à la renouveler. Par ailleurs, en tout logiques, ces organisations devront aussi comprendre qu’il est dans leur intérêt de commencer à s’y intéresser le plus tôt possible. Après tout, il est prouvé qu’une relève ne se forme pas en quelques semaines, mais bien plutôt en quelques années… 

Dans le cas où rien ne serait réglé, on serait alors en droit de se poser des questions tout à fait légitimes en tant que société ?

Comment pourra-t-on espérer rester une société égalitaire, juste et socialement responsable si nous ne sommes même pas capables d’appliquer le concept de l’équité intergénérationnelle dans notre milieu professionnel ? Comment espérer que le Québec sorte gagnant de la présente crise économique et des suivantes ? Comment espérer que notre société continuera à être compétitive avec les autres nations de ce monde au jeu de la mondialisation ? Comment espérer un jour arriver à laisser un monde meilleur à nos enfants si nous-mêmes, les enfants de nos parents, on n’arrive même pas à se placer les pieds ?  

Finalement, la seule question véritablement pertinente à répondre est celle-ci : comment faire pour acquérir de l’expérience professionnelle si personne n’est partant pour laisser la chance au coureur ? Si quelqu’un connaît la réponse, dites-le haut et fort… Clamez-le sur toutes les tribunes afin que tous les concernés puissent enfin capter le truc leur permettant de faire leur entrée sur le marché du travail dit professionnel. Cela nous donnera peut-être une chance comme société de faire en sorte que les belles paroles de nos décideurs, soit nos parents, puissent enfin trouver un écho dans la réalité.

Bonne Fête à tous…

Posted in Culture et identité, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 24, 2009

Logo Chien de garde du QuébecBonne Saint-Jean à tous les Québécoises et Québécois, de toutes les origines, de toutes les langues, de toutes les régions et de tous les coins de notre grande et belle planète. Si le monde était tous des Québec, il irait sans aucun doute beaucoup mieux! Le Chien de garde du Québec vous dit: soyez fiers de ce que vous êtes et de ce que nous sommes devenus comme société… Bonne fête du Québec à tous!

Un beau projet pour le Québec…

Posted in Environnement, Partis politiques provinciaux, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 22, 2009

Logo Chien de garde du QuébecMême si ce gouvernement provincial a fait des erreurs… on ne pourra pas dire qu’il n’a rien fait pour le développement à long terme du Québec. Il est évident que le travail est colossal et loin d’être complété, cependant, on ne peut pas dire qu’ils versent dans l’inactivité. Cette vidéo est le reflet d’un Québec que le Chien de garde veut voir devenir. Lorsque l’on a mentionné dans certains commentaires précédents qu’il fallait faire les bons choix pour notre société, ceci en est un très bon exemple que l’équipe éditoriale du Chien de garde vous invite à visionner!

http://www.plq.org/fr/video_grands_batisseurs.php

Merci à tous !!!!

Posted in Uncategorized by Le Chien de garde du Québec on juin 22, 2009

Logo Chien de garde du QuébecDéjà une semaine que le Chien de garde du Québec est opérationnel et l’équipe éditoriale ne peut que remercier ses 120 lecteurs. Merci à tous ! Nous lire nous permet d’avoir la motivation de continuer cette mission sociale que l’on s’est donnée! 120 VISITES!!! WOW, Merci à tous et continuez à passer le mot…

N’oubliez jamais que c’est important de japper dans la vie, ce n’est que comme cela que l’on arrive à de grands résultats… Plus nombreux nous serons à le faire, mieux la société québécoise se portera!

Le Chien de garde du Québec

La grande illusion des Québécois!

Posted in Environnement, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 22, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLa grande illusion… c’est de croire que les Québécois et les Québécoises sont aussi verts dans leurs gestes que dans leurs paroles parce que c’est vraiment le contraste entre les deux… Certains viennent sûrement de tomber de leurs chaises en lisant la première ligne de ce commentaire… mais c’est la pure et stricte vérité. Le but n’est pas de faire le procès de tout le monde puisque ce serait, d’un, improductif et de deux, qui sont les auteurs du Chien de garde pour prétendre à un tel acte? Le but serait plutôt de faire ouvrir les yeux à quelques-uns et qui à leur tous les feront ouvrir à d’autre comme un effet domino.

Certains diront peut-être que le Chien de garde est un démagogue de lancer de tels propos, mais est-ce que ces derniers sont au courant que malgré tous les beaux discours de nos politiciens, de nos gens d’affaires et de toute la bonne volonté des Québécois et Québécoises, nous sommes la province qui produit le plus de déchets résiduels par habitant au pays. Selon François Cardinal, auteur du Mythe du Québec vert, nous produisons encore plus de déchets que la province qui est pourtant la risée environnementale du Canada soit l’Alberta. L’auteur de cet essai chiffre même à 62% l’augmentation des déchets au Québec entre 1994 et 2004. Prenons un autre secteur ou le Québec fait pâle figure et c’est celui du domaine du transport. C’est une problématique d’envergure puisque le nombre de véhicules augmente sans cesse sur nos routes et qu’il y a un faible financement et un manque de volonté politique criant de donner la priorité aux différentes alternatives de transports en commun dans les milieux autant urbains que ruraux. Les auteurs, comme beaucoup d’autres individus sensibilisés aux problématiques environnementales, pourraient continuer encore sur plusieurs pages le procès de tout le Québec, mais comme il a été mentionné plus haut, ce n’est pas le but ici de notre intervention.

Il faudrait plutôt que la population arrive à comprendre que dans une démocratie moderne comme la nôtre, ce sont eux qui détiennent le véritable pouvoir par l’intermédiaire de leur nombre et des médias. Par ailleurs, il faudrait aussi qu’ils puissent comprendre que les petits gestes comptent aussi si tout le monde y participe et sans oublier que le changement tant désiré et tant clamé sur toutes les tribunes ne peut survenir que du bas vers le haut. Les politiciens d’aujourd’hui n’auront jamais le courage de faire les actes qui s’imposent pour faire tourner le vent de bord et n’iront dans cette direction que s’ils y sont forcés par la volonté populaire. La journée que les Québécois décideront de commencer à être véritablement pro-environnement dans leurs façons d’être et d’agir et sans oublier dans leurs habitudes de tous les jours, le fruit sera mûr pour clamer haut et fort que nous sommes réellement verts et sans oublier qu’il sera mûr aussi pour forcer la main aux politiciens vers des gestes véritables pour une meilleure gestion de notre environnement et pour une meilleure application du développement durable. Tel est l’opinion du Chien de garde du Québec sur la nouvelle tendance verte mondiale qui déferle au Québec!

La Fête nationale du Québec avec des nazis ? Impensable et insensé…

Posted in Culture et identité, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 21, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLe 15 juin dernier, le Chien de garde du Québec vous informait de la « non-saga » entourant l’Autre Saint-Jean (célébration fêtant la Saint-Jean française et francophone) et l’exclusion de deux groupes de musiques parce qu’ils chantaient en anglais seulement. Pour plus d’informations sur cet événement, vous pouvez consulter le billet du Chien de garde paru le 15 juin 2009 sur son blogue ( https://chiendegarde.wordpress.com ) ou sur Facebook dans les articles publiés dans les profils de Stéphane Chagnon et Mathieu Hébert. Cependant, un nouvel article est nécessaire puisque de nouveaux développements se sont produits cette semaine et non pas parmi les moindres…

La première nouvelle en est une positive et le Chien de garde ne peut que s’en féliciter ainsi que tous ceux qui sont sortis sur la place publique pour prendre position en faveur de celle-ci. Les deux groupes précédemment évincés ont finalement eu la garantie qu’ils pourraient offrir leur performance le 24 juin prochain. Cette volte-face n’a été rendue possible que parce que, pour la première fois depuis bien longtemps, les Québécois ont jappé fort et à l’unisson pour dire NON au sectarisme et à la cassure sociale sans retour possible en arrière que celle-ci occasionne à une société. Félicitation à tout le monde ayant fait entendre leur voix et le Chien de garde est très fier de voir que d’autres comme lui n’hésitent pas à montrer les crocs et à aboyer lorsque l’idéal de tolérance et d’ouverture, qui fait du Québec moderne une société que beaucoup d’autres peuvent considérer comme un exemple à suivre, est menacé par des démagogues à l’esprit étroit. Pour plus d’informations à ce sujet, le Chien de garde vous invite à consulter la chronique d’André Pratte de La Presse en suivant le lien suivant : http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200906/17/01-876343-le-nationalisme-douverture.php .

La deuxième nouvelle est cependant moins bonne que la première puisqu’un dérapage est une escalade du conflit est à prévoir dans les prochaines semaines. Josh Freed, du journal The Gazette, a déclaré dans une de ses chroniques de cette semaine que « les opposants à la présence de groupes de musique anglophones à la Saint-Jean lui rappellent les SS » – voir  la garde personnelle nazi d’Adolf Hitler. Il est possible d’avoir un rapide point de vue sur ce sujet en consultant le lien suivant : http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200906/20/01-877587-allusion-aux-ss-des-souverainistes-deposent-une-plainte-contre-the-gazette.php . Le Chien de garde croit qu’un dérapage ainsi qu’une absence de mesure dans le choix de termes à haute connotation a eu lieu lors de cette intervention.

Certes, la quête des opposants à l’anglais de l’Autre Saint-Jean est sans fondement et surtout impropre à la réalité concrète du visage humain du Québec d’aujourd’hui. On l’a tous vu au nombre de personnes qui sont sorties pour les dénoncer. Or, ce n’est pas une raison pour autant de les associer à un des groupes politiques les plus extrémistes et les plus sanglants à n’avoir jamais existé dans l’histoire humaine. Il est important de s’en rappeler puisque l’oublier revient un peu à banaliser toutes les horreurs qu’ils ont commises au nom d’un idéal négatif et surtout raciste au point de vouloir tuer et exterminer de nombreux peuples. Or, le Chien de garde croit que même si ces individus et certaines organisations québécoises dont ils ont pris le contrôle font preuve d’un même germe d’hostilité, de fermeture et d’incompréhension de la réalité d’aujourd’hui que ces nazis à leur balbutiement uniquement, il est très déplacé et provocateur de les associer à tort à ces derniers. Il est inconcevable que ces individus aient le même dessein pour les anglophones que les nazis avaient pour les Juifs ou les Tziganes. Les associer à ces derniers revient à dire qu’ils sont des individus qui veulent un génocide… un GÉNOCIDE!

Ils ont beaucoup de tort et n’ont pas raison dans leur rhétorique de fermeture. Ils se voilent les yeux face au nouveau visage du Québec et ils vivent de rêves utopiques à leurs yeux, mais qui devant le regard des autres, n’ont vraiment pas la place dans notre société que nous avons choisie. Cependant, il faut savoir choisir ses mots avec justesse surtout lorsque nous savons tous les pouvoirs qu’ils confèrent à celui qui les utilise. Les mots et les connaissances qui viennent avec sont les nouvelles armes de notre société du savoir et celui qui les maîtrise peut arriver au sommet… Ils sont les canons de notre identité et les utiliser revient à vouloir porter un lourd fardeau, celui d’être responsable des conséquences qu’ils provoquent.

À cet effet, le Chien de garde croit que le journaliste Freed a manqué de jugement professionnel et qu’il n’est surtout pas mieux, dans ce cas-ci, que ceux qu’ils dénoncent. Ce conflit, s’il en est un, ne se règlera pas avec des allusions à des génocidaires, mais bien avec un choix de mots beaucoup plus pacifiques et surtout avec de la raison. Un dialogue n’en est un que si les parties en cause sont prêtes à s’écouter une et l’autre et surtout à se respecter dans ses positions respectives.

Le Chien de garde du Québec vous laisse avec une citation qui l’a marqué profondément. Il s’agit d’un passage du film V pour Vendetta que les auteurs ont visionné il y a plusieurs années. Dans ce film, on peut voir toute la puissance des mots dans une société, leurs puissances autant positives que négatives et c’est surtout cela qui laisse à réfléchir. La citation en question provient du personnage principal, soit V, quand il s’adresse à la population de Londres. Le Chien de garde vous laisse donc sur ces mots qui peuvent faire tomber ou renaître une société en entier…

« Les mots sont des armes redoutables, les mots nous donnent accès à la compréhension de ceux à qui ils sont adressés, soit à l’établissement de la vérité et de la raison. »

(V, dans le film V pour Vendetta, à 19 min 46 sec.)