Le Chien de garde

Réflexions d’un Miniwheats sur notre langue nationale

Posted in Culture et identité, Société by Le Chien de garde du Québec on mai 8, 2011

Un article retrouvé dans nos bases de données et qui provient d’un ami proche du Chien de garde du Québec. Cet individu au grand potentiel ne cessera jamais de nous étonner et de nous émerveiller par sa force brute (qu’il ignore posséder par moment, mais quand même bien présente…) et sa sagesse mesurée dans tout ce qu’il dit et fait. Il est un modèle qui nous inspire à poursuivre dans la voie que nous avons choisie et sans lui, probablement et même certainement, que nous ne serions pas ce que nous sommes aujourd’hui! Voici donc sa pensée que nous cautionnons bien évidemment sur le statut de la langue française au Québec et au Canada.

On en parle, mais on n’y fait rien ! Réflexions sur le statut du français

au Québec et au Canada 

Lorsqu’on pense à ce qui forme la base d’une identité, on retrouve dans le haut de la liste la langue parlée par les membres de la nation qui s’est dotée de cette identité. C’est pour cette raison que la nation doit mettre en œuvre tous les moyens possibles en vue de sa conservation, dans un premier temps, puis de son rayonnement, dans un deuxième temps.

La langue est plus qu’un simple vecteur de communication, c’est aussi une façon de concevoir le monde. Nous n’avons qu’à penser aux calembours, aux expressions et aux logismes que créent de façon quasi naturelle les langues pour nous en convaincre.

Les Québécois et l’ensemble des francophones du Canada n’échappent pas à cette réalité. Pendant quatre siècles ils ont, par une expérience commune en Amérique, développé leur langue et leur identité par le fait même. Ils ont toutes les raisons du monde de vouloir préserver leur héritage culturel, après les nombreuses incertitudes qu’ils ont vécues: la Conquête, la difficile coexistence avec un envahisseur, l’expansion culturelle et économique d’une hégémonie au sud des frontières nationales (depuis la SecondeGuerremondiale), ainsi que de multiples épisodes de lourds débats constitutionnels (de 1774 à nos jours). En revanche, il ne faut pas négliger les gestes d’importance qui ont parsemé l’histoire québécoise et canadienne-française, dont l’adoption de la Charte de la langue française en 1977 et de la Loi sur les langues officielles par le Parlement fédéral de 1968. Tous les francophones du pays en reconnaissent la valeur, sans égard à l’allégeance politique.

C’est dans ce contexte qu’il est difficile de comprendre l’inquiétante contradiction des Québécois face à leur bagage culturel et linguistique. Ils en exigent le respect avec insistance, voire même avec véhémence, mais sont avares d’efforts pour parvenir à leurs fins avouées. Les francophones hors Québec n’en retirent aucun avantage, puisque le réflexe purement québécois de « cantonnement » de la question linguistique empêche d’établir les ponts nécessaires pour faire rayonner le français sur le plus grand territoire possible. Partant, rien n’est assuré, ni même la préservation de l’héritage culturel, bien que l’on doive concéder qu’il en faudrait encore beaucoup pour arriver à bout de toute trace de notre héritage.

Parmi les signes les plus courants de cette contradiction, nous retrouvons le cruel défaut de rigueur quant à la langue écrite et parlée. Le français étant de l’aveu même de ses locuteurs difficile à maîtriser, nous devrions plutôt redoubler d’efforts ! La difficulté sera aggravée par les tâtonnements du système d’éducation en la matière, l’instruction publique n’ayant manifestement pas fait ses devoirs. Conjuguez à cela le déficit des ressources pour intégrer de la façon la plus harmonieuse les nouveaux arrivants aux Franco-Québécois, et nous obtenons un portrait préoccupant. Pas catastrophique, mais préoccupant.

Hélas! il semblerait que d’autres priorités l’aient emporté ou encore que l’apparente volonté des Québécois de faire épanouir leur langue ne se soit pas traduite en des gestes concrets pouvant améliorer son statut. Il y a sans doute des facteurs culturels inhérents à cela ou des justifications de contexte, mais il ne serait pas inutile quand même de se pencher sur la question et de trouver, suite à une démarche introspective et sérieuse, ce qu’il faudrait corriger pour cesser de piétiner.

Pour l’auteur de ce texte, il y a une clé : l’éducation, la communication et la sensibilisation. La véhémence n’est d’aucun secours puisqu’elle braque les autres contre soi; l’expérience québécoise nous le révèle. L’indifférence, par ailleurs, tue de l’intérieur. Celles-ci doivent donc être combattues avec une déterminante férocité, dans un esprit d’unité.

Un Obama québécois ou canadien, vraiment?

Posted in États-Unis, Culture et identité, Politique fédérale, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on octobre 1, 2009

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Nathalie Collard, éditorialiste du quotidien La Presse, a publié aujourd’hui un texte qui a fait rappeler au Chien de garde une réflexion qu’il avait déjà produite dans le cadre d’un essai politique. Cette professionnelle de la presse écrite déclare au sujet des Montréalais « qu’ils sont à la recherche de candidats politiques inspirants. Dans cette volonté de voir émerger un leader plus grand que nature qui saurait extirper Montréal de son marasme, [les citoyens de la ville expriment leur désir d’avoir un politicien] moderne, visionnaire, démocrate, capable de travailler en équipe et de projeter la métropole québécoise loin dans le XXIe siècle » (La Presse, en ligne le 1er octobre 2009, http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/nathalie-collard/200910/01/01-907329-lombre-de-jean-drapeau.php). Ils ne sont pas les seuls à vouloir un représentant élu de cette trempe puisque tous les citoyens de chaque ville, de la province et du pays ont également ce souhait. Si légitime soit-il pour notre destinée, il semble cependant inaccessible jusqu’à maintenant de ce côté-ci de l’Amérique du Nord. La réflexion précédemment introduite porte sur la dernière élection présidentielle américaine et en voici donc une synthèse pour notre bénéfice à tous chers concitoyens québécois et canadiens et en espérant que cela saura nous inspirer aussi.

Contrairement à notre situation désespérante, nos voisins du Sud ont fait un choix l’an dernier qui leur a permis d’entrevoir la lumière au bout du tunnel en élisant le successeur à George W. Bush.  Comme la plupart des Québécois, l’auteur de ce commentaire ne fait pas exception à la règle en ayant eu le regard tourné vers eux lorsqu’ils ont tourné une page de leur histoire et surtout entamé un nouveau chapitre avec l’élection à la présidence du pays du premier noir. Ce qui est exceptionnel dans cet événement, c’est que ce soit arrivé dans le pays de l’esclavage et de la ségrégation raciale. Il est important de se rappeler qu’il y a moins de 80 ans, on pendait encore des noirs dans le Sud américain pour la seule raison de leur couleur de peau.

Pourquoi l’auteur de ce commentaire parle de cet homme en particulier? La raison en est fort simple et c’est par jalousie et par envie qu’il le fait. Nos gouvernements et nos partis politiques d’aujourd’hui, au Québec comme au Canada et qu’ils soient municipaux, provinciaux ou fédéraux, sont dirigés par des hommes de bien qui ne veulent que le succès de la population qu’ils servent sauf qu’ils ne sont en rien des équipes de visionnaires, des gens porteurs d’un rêve, d’un projet de société rassembleur pour toute la nation québécoise ou canadienne. Ils seraient plutôt des gestionnaires de tous les jours, c’est-à-dire qu’ils se préoccupent plus de la gestion courante des opérations de l’État, du court terme et sans oublier de leurs fesses à eux pour ne pas perdre leur « job ». Par ailleurs, ce qui est fataliste dans cette réalité, c’est que ces absences d’esprit de vision et de projet rassembleur agrémenté d’un charisme déroutant et peu inspirant pour la nation sont probablement les plus grands obstacles au développement proactif présent et futur de notre société.  

Barak Obama s’est présenté comme le candidat du changement et celui qui saura unir les États-Unis après tant d’années de division avec les administrations Clinton et Bush. Pour plusieurs, il se positionne déjà au côté des grands hommes de ce pays qui ont su influencer et guider la nation américaine et surtout, il a réussi là où pratiquement tous les autres ont échoué. Il a réussi à attirer dans ce débat essentiel, qui a mené le peuple américain vers les élections de 2008, des citoyens jeunes et moins jeunes, riches et pauvres et des minorités qui avaient fui la politique et ses débats. Ces revenants, qui se sont retrouvés dans le discours positif et visionnaire du président Obama, retrouvent en lui le goût du changement qui les anime depuis tant d’années et enfin ils retrouvent avec lui l’espoir d’un meilleur avenir pour leur nation. Ses détracteurs pourront toujours arguer avec raison son inexpérience, son côté réformateur ou son idéalisme, mais ils ne pourront jamais lui reprocher le vent de fraîcheur qu’il traîne dans son sillage et de ne pas insuffler au peuple américain le désir de participer et de se faire entendre dans un débat qui, depuis des années, les avait écartés des discussions et tractations réelles. 

L’auteur en arrive à la conclusion qu’un Obama québécois ou canadien serait probablement la meilleure chose qui pourrait nous arriver présentement et dans un proche avenir. À noter qu’il ne l’encense pas automatiquement et que, s’il pouvait, il lui conseillerait de faire bien attention de ne pas décevoir tous ceux qui ont mis leurs espoirs en lui et d’essayer le plus possible de réaliser ce qu’il a promis pour faire en sorte que cette renaissance de la participation citoyenne ne soit pas vaine. Toutefois, rendons à César ce qui lui revient de droit et un individu qui arriverait au même résultat ici que ce Barack Obama… Donc, être capable de porter en lui le rêve de changement et d’espoir qui nous anime tous ici aussi, être capable d’inspirer notre nation et ses membres par sa vision et son projet de société et qui saura consolider l’unité de notre collectivité tant ébranlée par le cercle vicieux qui s’est installé entre les politiciens et la population… Cet individu-là serait grandement le bienvenu dans notre politique bien ennuyeuse… Telle est la réflexion du Chien de garde du Québec à propos du manque de dynamisme et de leadership charismatique de la politique municipale, provinciale et fédérale.

L’intégrité des serviteurs de l’État… non l’intégrité plutôt de la population !

Posted in Culture et identité, Politique fédérale, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on septembre 16, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLe Chien de garde reprend ses activités en faisant un commentaire sur un enjeu d’actualité et surtout primordial pour les intérêts supérieurs de notre nation et notre collectivité. Ce dernier est la notion de service à l’État et peut être défini comme étant le fait de se mettre au service professionnel d’une nation dans le but de la servir elle et ses intérêts. Pourquoi un commentaire sur cet enjeu ? La réponse est toute simple… Il s’impose par lui-même puisqu’il est sur toutes les lèvres de la population et sous toutes les plumes des chroniqueurs politiques de notre société depuis plusieurs années. En cette période où la population n’a plus confiance aux individus censés les représenter et qu’elle a élue, en cette période où certains d’entre eux oublient ce que c’est de se mettre au service de son État et de ce que cela implique, en cette période où le parlement fédéral ne fonctionne pas suite aux gamineries de ses membres et surtout en cette période préélectorale au municipal dans tout le Québec, il est temps de remettre les pendules à l’heure sur cette notion primordiale dans tout État de droit se respectant.

En premier lieu, avant de discourir sur cette notion, il faut bien la clarifier dans le but de vraiment la comprendre dans sa globalité. Se mettre au service de son État, c’est se mettre au service du gouvernement ou une de ses composantes que ce soit un ministère, un organisme de réglementation ou une entreprise publique lui appartenant. Cela implique que le gouvernement est notre employeur et qu’il est celui qui signe le chèque de paye. Bien évidemment, oeuvrer pour ce dernier implique de servir la population qu’il dessert lui-même. Contrairement au secteur privé où la loyauté de ses membres passe par leur situation professionnelle et l’argent sonnant rentrant dans le compte de banque toutes les deux semaines, le secteur public mise sur un type différent de loyauté de la part de ses membres. Ces derniers sont les serviteurs de l’État, ce qui implique qu’ils défendent professionnellement les valeurs, les croyances et les droits que la société qu’ils habitent croit important de mettre de l’avant. La collectivité qu’ils servent exige d’eux de l’honnêteté, de l’intégrité et de l’équité dans leurs prestations de services. C’est sans oublier que la population exige des employés de l’État qu’ils œuvrent à leurs occupations professionnelles en se fondant sur les valeurs dominantes de la société civile, de l’éthique publique, de l’esprit des lois en vigueur et des références morales en place. On pourrait même ajouter que dans un monde idéal, les serviteurs de l’État sont à considérer comme les gardiens de la mémoire institutionnelle et démocratique de la nation et cette préoccupation devrait les habiter constamment lorsqu’ils exercent leurs fonctions. Finalement, se mettre au service de son État, c’est arriver à s’effacer dans la prestation de nos services professionnels dans le but de penser uniquement aux intérêts supérieurs de tous ceux qui ont été, qui sont et qui seront les membres de notre société.

On remarque de plus en plus un désintérêt public marquant et dangereux à long terme du domaine public. Ce désintérêt n’est pas arrivé sans raison et surtout, il n’est pas entièrement la faute de ceux qui sont à blâmer dans les conversations populaires. Oui, certains serviteurs publics, qu’ils soient au municipal, au provincial ou au fédéral, ou bien qu’ils soient fonctionnaires ou bien des élus, ont détourné leurs actions de ces intérêts supérieurs pour ne voir que les leurs. Oui certains ont même abusé de leurs positions pour améliorer leurs situations personnelles, mais peut-on vraiment dire que c’est uniquement de leur faute ? Pour la population en général, qui sont ces gens en particulier ? La plupart diront peut être que ces derniers sont entrés dans le domaine public parce qu’ils n’étaient pas assez bons pour le secteur privé, d’autres pourraient dire que ce sont tous des arnaqueurs qui ne pensent qu’à s’emplir les poches sur le dos des pauvres contribuables ou même certains pourraient penser que ce sont des paresseux qui ne veulent pas que le beurre et l’argent servant à l’acheter… Je suis désolé pour tous ceux qui pensent comme cela, mais ces gens qui vous servent lors de vos interventions avec l’État sont le reflet de ce que vous êtes vous-même comme citoyen et société. Vous vous êtes désintéressés de la chose publique, des enjeux importants pour notre société, de ses membres que vous côtoyez tous les jours et évidemment de tout ce qui sort de votre petit pied carré d’existence… Comment voulez-vous alors que ces personnes qui vous représentent ou qui vous servent publiquement soient différentes de vous ? Ils viennent tous de la même société, du même environnement et de la même époque que vous et pour cela, il ne faut pas espérer qu’ils soient meilleurs que vous-même en tant que citoyen.

Ils n’en sont pas moins coupables pour autant pour leur égoïsme professionnel ou leurs manquements aux intérêts supérieurs de notre collectivité, mais vous l’êtes tout autant comme société. Comment voulez-vous qu’une personne de bien et saine d’esprit accepte de travailler avec intégrité et professionnalisme dans un tel environnement ? Elle peut probablement gagner beaucoup plus dans le secteur privé tout en ayant moins de problèmes à évoluer selon les règles et les conventions en place. Quelle serait la chose à faire dans ce cas ? La solution est pourtant simple à identifier, c’est seulement que la plupart d’entre vous ne la conçoivent même pas en tant que tel…

Cette solution ne peut venir que de vous-même, soit la base de cette société. Il ne faut pas espérer que ceux qui vous servent changent de tempérament du jour au lendemain. Il faut avant tout que vous changiez vous-mêmes en tant que citoyens, individus, parents, travailleurs, étudiants ou adultes fonctionnant dans cette société. Il faut que vous acceptiez de vous intéresser à ce qui se passe autour de vous, il faut que vous démontriez un intérêt pour ce système qui vous a donné ce que vous avez aujourd’hui et il faut que vous compreniez que notre type de société dans laquelle notre nation évolue implique que ses membres participent à sa croissance et à sa maintenance. Par ailleurs, si vous voulez que les serviteurs de l’État changent pour le mieux en servant enfin vos intérêts, commencez à vous manifester pour défendre ce que en quoi vous croyez. Notre système politique regorge d’arènes publiques où le simple citoyen peut se faire entendre et écouter par ceux qui le servent et il faut que la population utilise cette fonctionnalité de notre démocratie si elle veut que la situation s’améliore. Cette solution ne peut qu’émerger de la base pour avoir une chance de réussite parce que notre système a été fait par des citoyens pour des citoyens et de cette vérité ultime, il faut en déduire que la clé ne réside pas dans ceux que nous nommons les serviteurs de l’État.

N’êtes-vous pas écœurés de payer vos impôts tout en ayant ce sentiment d’impuissance et de non-intérêt ? Quelle sorte d’individu êtes-vous pour continuer à payer autant de votre argent si durement gagné sans vérifier qu’il soit utilisé à bon escient ? Vous êtes les patrons ultimes des élus et des fonctionnaires et, de ce fait, il est temps de mettre vos culottes et d’exiger plus de ces derniers. Il est temps d’exiger qu’ils exécutent leurs fonctions publiques professionnelles tout en ayant en tête les préoccupations et les intérêts de la population et non les leurs. Il faut qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent avec votre argent. Sans oublier que vous devrez vous faire entendre pour qu’ils saisissent enfin le fait que servir la population et l’État, c’est servir des intérêts plus grands qu’eux-mêmes et surtout que la population est celle qui rend le système et leurs situations professionnelles possibles. De ces constats, il faut donc déduire qu’ils sont ceux qui ont le plus à perdre si la situation actuelle perdure.

Il ne faut jamais oublier que le citoyen est le meilleur chien de garde existant et qu’il est de son devoir de vérifier que ceux qui parlent et agissent en son nom le fassent réellement dans son intérêt. Ce n’est qu’en apprenant à aboyer et à grogner tous ensemble que nous pourrons réellement changer ce qui va de travers dans notre Belle Province! Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec sur ce sujet.

Autre article en lien avec le commentaire:

–          La nation inconsciente de André Pratte, Cyberpresse, 6 octobre 2009, http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200910/03/01-908176-la-nation-inconsciente.php

 

Les Américains lorgnent sur le côté canadien pour leur réforme de la santé!

Posted in États-Unis, Culture et identité, Politique fédérale, Politique québécoise, Santé, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 18, 2009

Logo Chien de garde du QuébecEn suivant le lien suivant (http://www.lactualite.com/blogues/obama/reforme-de-la-sante-pour-ou-contre-le-systeme-canadien), vous apprendrez que le système de santé canadien et, par extension, celui celui existant au Québec font l’objet d’un débat intense aux États-Unis pour la réforme de leur système de santé promis par Obama. D’un côté, il y a ceux qui regardent avec envie le système canadien avec son souci d’équité et d’égalité et, de l’autre, vous retrouvez les détracteurs de ce système qui affirment qu’au Canada, on soigne les gens comme des communistes et des socialistes. Pour le bénéfice de tous les lecteurs, voici donc un ABC très simple sur le système de santé canadien.

La Loi canadienne sur la santé, celle qui a forgé le système canadien, représente un choix de société qui a été fait pour l’intérêt commun de la nation canadienne. De plus, elle est aussi une partie constituante importante de la fondation sociale de notre pays et de chaque entité régionale le composant. Contrairement aux Américains qui ont toujours penché vers les droits payants, le Canada et ses provinces considèrent depuis bien longtemps que la santé est plutôt un droit acquis auquel la société a appris à s’attacher autant qu’aux droits et libertés fondamentales inscrits dans la Charte canadienne. Cependant, certains détracteurs auxquels le journaliste fait allusion dans son billet ont raison sur les lacunes du système de santé canadien. Ce domaine doit être la cible d’améliorations urgentes et continues afin d’être véritablement le reflet concret de la vision idéaliste qui était présente à ses balbutiements dans la société canadienne. Ces situations problématiques doivent être à prendre comme un défi pour l’innovation et l’efficience des façons de faire dans ce domaine, et ce, surtout afin d’en assurer la pérennité sur l’ensemble du territoire. Finalement, au lieu de privilégier constamment le privé comme solution passe-partout miracle, les autorités publiques compétentes devraient plutôt pencher d’abord et avant tout sur une réorganisation et une utilisation plus efficiente des ressources consenties à cette fin. Un petit conseil du Chien de garde du Québec… ce chantier devra faire l’objet d’un débat tous azimuts afin de pouvoir identifier des pistes de solution favorisant réellement la durabilité de notre système de santé, véritable acquis social pour les populations du Québec et du Canada… un système qui n’a franchement rien à envier à celui de notre voisin du sud!

C’est croire que même si on n’est pas parfait comme société, nous sommes quand même meilleurs que d’autres… C’est un débat dont l’issue n’est pas encore scellée chez nos voisins, en espérant qu’ils sauront faire les bons choix comme les Canadiens ont su le faire il y a bien longtemps.

WOW… du parlementarisme à son meilleur!

Posted in Parti politique fédéraux, Politique fédérale, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 18, 2009
Logo Chien de garde du QuébecLe Chien de garde tient à féliciter le Parlement fédéral dans son ensemble puisque pour la première depuis bien longtemps, ils ont fait preuve d’un véritable esprit parlementaire comme il est censé exister en théorie dans un état de droit comme le nôtre. L’entente survenue hier entre les libéraux et les conservateurs nous évitent donc des élections estivales… une chance puisque que la population n’aurait pas accepté d’aller encore une fois aux urnes pour décider qui gagnerait la petite chicane parlementaire. Or, il est certain que même si les deux partis (Conservateurs et Libéraux) vont montrer « patte gagnante » lors des apparitions publiques à venir… le seul à vraiment pouvoir prétendre la victoire totale est le chef libéral. Il a réussi là où l’ancien chef n’avait pas été capable d’aller… soit sur le côté qui tient le bâton de la négociation! On ne peut que féliciter le parti libéral du Canada pour ce bon coup et les encourager encore plus ardemment dans cette direction. Le Chien de garde tient à leur souligner que c’est seulement de cette façon qu’ils pourront reconquérir le pouvoir.

La souveraineté ou la crise économique?

Posted in Partis politiques provinciaux by Le Chien de garde du Québec on juin 14, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLe Chien de garde s’est senti dans l’obligation de produire un commentaire sur une série d’événements qui se passent dans la politique québécoise depuis quelques semaines. Ledit événement est la tentative désespérément futile du Parti Québécois de relancer le projet souverainiste, et ce, à toutes les sauces possibles… contre les déboires de la Caisse de dépôt et placement du Québec… contre le réchauffement climatique… contre les sables bitumineux… contre la crise économique… tant qu’à faire, autant être indépendant pour régler la pandémie du sida ou le problème de la faim dans le monde!

Ce que le Chien de garde veut dire, c’est qu’il faut savoir être mesuré et logique dans la vie et que croire que l’indépendance nationale viendra régler tous les maux de notre société et faire du Québec le « plusss » meilleur pays au monde, c’est rêver naïvement en couleur. Si le Parti Québécois pense que c’est de cette façon qu’il montrera à la population québécoise qu’il représente l’autre option capable de gouverner notre province, il se trompe lourdement et mérite amplement de continuer ses petites galères contre-productives sur les bancs de l’opposition.

Un parti d’opposition et, de surcroit, surtout celui qui forme le groupe officiel doit être capable de présenter un projet de société avec une vision et des solutions sensées aux problèmes réels et concrets que la population connaît à tous les jours. Aujourd’hui, le 14 juin 2009, il me semble que ce n’est pas l’indépendance qui est au sommet de ce palmarès, mais plutôt des solutions qui feraient en sorte que le Québec ressorte plus fort et plus vite de la crise économique actuelle. Or, il est très surprenant de voir une femme comme Pauline Marois, qui se dit terre-à-terre et connectée avec la population, être si loin de cette réalité qu’elle décrit comme la sienne en politique.

Un petit conseil utile au Parti Québécois et à sa « cheffe » qui espèrent ardemment mettre en déconfiture le Parti libéral du Québec et Jean Charest afin de former le prochain gouvernement … cela sera uniquement possible si vous mettez réellement de côté votre article 1 et toutes ses ramifications en petits caractères, dans les oubliettes si possible. La population n’est pas crédule au point de vous croire lorsque vous affirmez que l’indépendance règlera tout et surtout qu’elle leur mettra plus d’argent dans les poches…