Le Chien de garde

Finalement, la concrétisation d’un beau projet pour le Québec!

Posted in Environnement, Partis politiques provinciaux, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on mai 9, 2011

Au mois de juin 2009, le Chien de garde du Québec avait publié un commentaire sur un excellent projet pour le Québec d’aujourd’hui et de demain. Ce dernier représentait et représente encore probablement le plus gros chantier de l’histoire de la Belle province et nous avons nommé le PLAN NORD.

Cette vision de notre empreinte légitime sur notre territoire, et d’une simplicité déconcertante à comprendre, représente malgré un défi colossal pour notre société. Implicitement, il vise le développement tous azimuts dans le respect du développement durable de tout ce qui se trouve au nord du 49e parallèle (soit plus de la moitié de notre territoire!), et ce, selon 3 axes principaux qui sont ceux économiques, énergétiques et récréotouristiques. Bien évidemment, il est censé se réaliser avec les populations nordiques qui devront en être les premiers bénéficiaires puisqu’il s’agit aussi de leur développement qui est question ici.

Pourquoi reparlons-nous encore de ce projet dans notre blogue? C’est principalement parce que le Gouvernement du Québec s’apprête demain (9 mai 2011) à lancer concrètement ce vaste chantier en faisant connaître ses nombreux tenants et aboutissants au grand public. Conséquemment, nous avons donc plusieurs objectifs déclarés avec ce présent billet. Ils sont : 1) de contribuer à faire connaître ce grand projet aux Québécoises et aux Québécois pour qu’ils soient eux aussi des chiens de garde proactifs; 2) de féliciter le gouvernement pour ce projet ambitieux et positif pour l’avenir de notre société; et 3) de l’avertir que nous l’aurons à l’œil dans son opérationnalisation puisqu’il s’agit d’un projet trop important pour les intérêts supérieurs de notre société pour qu’il soit bâclé ou dilué à une coquille vide comme bien d’autres projets antérieurs.  

Avec tous les défis sociétaux qui attendent le Québec de demain, nous n’avons pas le choix que d’explorer de nouvelles avenues prometteuses pour notre développement et le maintien de notre modèle de société. Que ce soit le vieillissement générationnel, la crise des finances publiques, le marasme sociétal dans lequel nous vivons actuellement, la gestion de nos avoirs durables et des nombreuses infrastructures stratégiques pour les générations futures, l’intégration professionnelle des nouveaux arrivants et des jeunes générations, la crise de confiance des citoyens envers le monde politique, etc. Tous ces défis méritent que nous nous efforcions de trouver des solutions innovatrices et créatrices de richesse et valeur ajoutée. Ne rien faire pour les relever reviendrait tout simplement à abandonner le Québec à un sort funeste et vraiment désolant lorsque nous connaissons tout le potentiel de cette société.

Pour avoir été au courant des détails généraux du projet avant son annonce de demain, nous ne pouvons être qu’en accord avec sa teneur et la vision qu’il propose d’opérationnaliser. Par ailleurs, nous souhaitons aussi féliciter le gouvernement provincial de Jean Charest pour cette belle initiative. Par contre, nous voulons aussi, du même coup, lui conseiller de bien ses devoirs de communication pour une fois… Ce serait pertinent pour le Plan Nord afin que toute la société Québécoise puisse être au fait de ce qui s’en vient et ainsi souscrire à ce vent de changement durable pour le Québec d’aujourd’hui et de demain. Ce serait là toute une réussite et une première pierre des nouvelles fondations de confiance entre les citoyens et leurs représentants élus.

Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec à propos de l’annonce de la concrétisation du Plan Nord du gouvernement de Jean Charest.

Liens intéressants sur le sujet :

–          Article de Jocelyne Richer de  La Presse Canadienne et publié sur Cyberpresse à l’adresse suivante :  http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201105/08/01-4397320-charest-met-le-paquet-sur-son-plan-nord.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B42_acc-manchettes-dimanche_369233_accueil_POS7

–          Article du Chien de garde du Québec à propos de la première annonce gouvernementale de ce projet et publié à l’adresse suivante : https://chiendegarde.wordpress.com/2009/06/22/un-beau-projet-pour-le-quebec/

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Un Obama québécois ou canadien, vraiment?

Posted in États-Unis, Culture et identité, Politique fédérale, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on octobre 1, 2009

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Nathalie Collard, éditorialiste du quotidien La Presse, a publié aujourd’hui un texte qui a fait rappeler au Chien de garde une réflexion qu’il avait déjà produite dans le cadre d’un essai politique. Cette professionnelle de la presse écrite déclare au sujet des Montréalais « qu’ils sont à la recherche de candidats politiques inspirants. Dans cette volonté de voir émerger un leader plus grand que nature qui saurait extirper Montréal de son marasme, [les citoyens de la ville expriment leur désir d’avoir un politicien] moderne, visionnaire, démocrate, capable de travailler en équipe et de projeter la métropole québécoise loin dans le XXIe siècle » (La Presse, en ligne le 1er octobre 2009, http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/nathalie-collard/200910/01/01-907329-lombre-de-jean-drapeau.php). Ils ne sont pas les seuls à vouloir un représentant élu de cette trempe puisque tous les citoyens de chaque ville, de la province et du pays ont également ce souhait. Si légitime soit-il pour notre destinée, il semble cependant inaccessible jusqu’à maintenant de ce côté-ci de l’Amérique du Nord. La réflexion précédemment introduite porte sur la dernière élection présidentielle américaine et en voici donc une synthèse pour notre bénéfice à tous chers concitoyens québécois et canadiens et en espérant que cela saura nous inspirer aussi.

Contrairement à notre situation désespérante, nos voisins du Sud ont fait un choix l’an dernier qui leur a permis d’entrevoir la lumière au bout du tunnel en élisant le successeur à George W. Bush.  Comme la plupart des Québécois, l’auteur de ce commentaire ne fait pas exception à la règle en ayant eu le regard tourné vers eux lorsqu’ils ont tourné une page de leur histoire et surtout entamé un nouveau chapitre avec l’élection à la présidence du pays du premier noir. Ce qui est exceptionnel dans cet événement, c’est que ce soit arrivé dans le pays de l’esclavage et de la ségrégation raciale. Il est important de se rappeler qu’il y a moins de 80 ans, on pendait encore des noirs dans le Sud américain pour la seule raison de leur couleur de peau.

Pourquoi l’auteur de ce commentaire parle de cet homme en particulier? La raison en est fort simple et c’est par jalousie et par envie qu’il le fait. Nos gouvernements et nos partis politiques d’aujourd’hui, au Québec comme au Canada et qu’ils soient municipaux, provinciaux ou fédéraux, sont dirigés par des hommes de bien qui ne veulent que le succès de la population qu’ils servent sauf qu’ils ne sont en rien des équipes de visionnaires, des gens porteurs d’un rêve, d’un projet de société rassembleur pour toute la nation québécoise ou canadienne. Ils seraient plutôt des gestionnaires de tous les jours, c’est-à-dire qu’ils se préoccupent plus de la gestion courante des opérations de l’État, du court terme et sans oublier de leurs fesses à eux pour ne pas perdre leur « job ». Par ailleurs, ce qui est fataliste dans cette réalité, c’est que ces absences d’esprit de vision et de projet rassembleur agrémenté d’un charisme déroutant et peu inspirant pour la nation sont probablement les plus grands obstacles au développement proactif présent et futur de notre société.  

Barak Obama s’est présenté comme le candidat du changement et celui qui saura unir les États-Unis après tant d’années de division avec les administrations Clinton et Bush. Pour plusieurs, il se positionne déjà au côté des grands hommes de ce pays qui ont su influencer et guider la nation américaine et surtout, il a réussi là où pratiquement tous les autres ont échoué. Il a réussi à attirer dans ce débat essentiel, qui a mené le peuple américain vers les élections de 2008, des citoyens jeunes et moins jeunes, riches et pauvres et des minorités qui avaient fui la politique et ses débats. Ces revenants, qui se sont retrouvés dans le discours positif et visionnaire du président Obama, retrouvent en lui le goût du changement qui les anime depuis tant d’années et enfin ils retrouvent avec lui l’espoir d’un meilleur avenir pour leur nation. Ses détracteurs pourront toujours arguer avec raison son inexpérience, son côté réformateur ou son idéalisme, mais ils ne pourront jamais lui reprocher le vent de fraîcheur qu’il traîne dans son sillage et de ne pas insuffler au peuple américain le désir de participer et de se faire entendre dans un débat qui, depuis des années, les avait écartés des discussions et tractations réelles. 

L’auteur en arrive à la conclusion qu’un Obama québécois ou canadien serait probablement la meilleure chose qui pourrait nous arriver présentement et dans un proche avenir. À noter qu’il ne l’encense pas automatiquement et que, s’il pouvait, il lui conseillerait de faire bien attention de ne pas décevoir tous ceux qui ont mis leurs espoirs en lui et d’essayer le plus possible de réaliser ce qu’il a promis pour faire en sorte que cette renaissance de la participation citoyenne ne soit pas vaine. Toutefois, rendons à César ce qui lui revient de droit et un individu qui arriverait au même résultat ici que ce Barack Obama… Donc, être capable de porter en lui le rêve de changement et d’espoir qui nous anime tous ici aussi, être capable d’inspirer notre nation et ses membres par sa vision et son projet de société et qui saura consolider l’unité de notre collectivité tant ébranlée par le cercle vicieux qui s’est installé entre les politiciens et la population… Cet individu-là serait grandement le bienvenu dans notre politique bien ennuyeuse… Telle est la réflexion du Chien de garde du Québec à propos du manque de dynamisme et de leadership charismatique de la politique municipale, provinciale et fédérale.

Autoritaire ou astucieux ?

Posted in Partis politiques provinciaux, Politique québécoise by Le Chien de garde du Québec on septembre 23, 2009

 

Logo Chien de garde du QuébecEst-ce que le bâillon décrété par le gouvernement libéral provincial est un geste relevant quelque peu de l’autoritarisme politique ou purement un acte astucieux et même prévoyant pour les intérêts supérieurs du Québec ? Cela peut sembler quelque peu simpliste comme interrogation pour le spécialiste de la politique québécoise, mais le Chien de garde du Québec croit tout de même qu’il s’agit de la question légitime à se poser comme contribuables et citoyens. « Monsieur-madame-tout-le-monde » qui pait ses impôts et tous les tarifs reliés aux services publics, tout en essayant de joindre les deux bouts en payant tout le reste, aimerait peut être savoir si le geste du gouvernement Charest est un acte de foi envers les intérêts supérieurs du Québec ou une entorse aux principes parlementaires ? Ce projet de loi permet au gouvernement du Québec « d’être dans le rouge » pour les 5 prochaines années tout en n’ayant pas l’obligation de couper dans les autres secteurs des services publics pour maintenir l’équilibre budgétaire.

Pour tenter d’obtenir une réponse à cette interrogation, il faut savoir dans quoi on s’embarque avant… En premier lieu, le Québec a déjà une dette cumulative dépassant les 120 milliards de dollars et prévoit, avec l’adoption de cette loi, d’y ajouter plus de 11 milliards en 5 ans provenant des futurs déficits annuels du gouvernement provincial. En deuxième lieu, rien ne garantit que la conjoncture économique sera revenue en période de prospérité dans 5 ans, date butoir selon le document législatif pour un retour à un équilibre budgétaire. En troisième lieu, cet équilibre qui est aujourd’hui considéré comme un standard politique n’a pas toujours eu ce statut auprès des gouvernements provinciaux puisque nombre d’entre eux ont contribué à nous endetter afin de payer ce que l’on pourrait nommer la facture d’épicerie du gouvernement, soit les dépenses courantes. En quatrième lieu, les sciences économiques et politiques s’entendent pour dire que lorsqu’il y a crise économique, il est recommandé aux différents États de s’endetter afin de stimuler leur économie nationale pour une reprise rapide. Par contre, les mêmes sciences nous disent aussi que lorsque la reprise prend le pas sur l’état de crise, les gouvernements sont censés revenir à l’équilibre budgétaire, voir même en période de surplus financiers. En cinquième et dernier lieu, ce projet de loi a été déposé pour adoption par le gouvernement pour lui donner une porte de sortie légale et acceptable, de même qu’une marge de manœuvre politique et financière, afin de pouvoir continuer à dispenser tous les services actuels à la population sans les couper en cas d’entrées d’argent moins grandes que prévu.

L’adoption de ce texte de loi, somme tout essentiel pour l’état économique de notre province, peut être considérée comme une bonne et mauvaise chose en soi. Sous son aspect positif, le gouvernement s’arrange pour se donner les moyens nécessaires afin de stimuler son économie pour une reprise durable et rapide. Lorsque tous les investisseurs habituels sont soient trop « frileux » pour des investissements ou soient trop « cassés » pour les réaliser, il ne reste plus que les gouvernements qui ont la latitude financière pour y arriver. Il est donc de leur devoir et dans leur intérêt d’y veiller afin que les entrées d’argents en taxes et impôt reprennent un rythme de croisière satisfaisant pour leur redistribution dans les services à la population. Sous son aspect négatif, l’adoption de ce projet de loi pourrait annuler tous les sacrifices réalisés jusqu’à présent pour maintenir l’objectif du déficit zéro. Si le gouvernement Bouchard à la fin de la dernière décennie à fait adopter cette loi, c’était avant tout parce que la situation financière du gouvernement de cette époque et d’avant était rendu intenable pour les générations actuelles et futures. Depuis la Révolution tranquille, tous les gouvernements ont contribué à l’endettement provincial, et ce, peu importe la couleur au pouvoir. Cet argent ne nous appartenant pas n’a pas toujours été utilisé de façon efficace et intelligente puisque de nombreux gouvernements y ont eu recours puisqu’ils étaient dans l’impossibilité de présenter un budget respectant leur propre capacité de payer, donc la nôtre ! C’est un peu comme si « Monsieur-madame-tout-le-monde » se faisait un budget pour vivre de 1000 $ par mois, mais qu’il n’aurait que 700 $ d’entrées financières pour y arriver. Vous conviendrez vous-même qu’il y a quelque chose de malsain à long terme dans la poursuite de cette voie. En somme, l’adoption de ce projet de loi se défend aussi facilement dans un sens que l’autre et, de cette constatation, le simple citoyen n’est pas plus en mesure d’établir si sa légitimité et sa pertinence sont toujours présentes. Le problème en soi ne vient peut-être pas de son adoption, mais bien d’ailleurs ?

Si le malaise provenait plutôt de l’impression que les élus provinciaux laissent à la population en ne s’entendant pas et en faisant en sorte que le gouvernement du Québec ne puisse fonctionner qu’en bafouant les principes à l’émergence de sa démocratie ? Cela pourrait être une bonne piste de réflexion que d’y réfléchir quelque peu… Ce projet de loi a été soumis aux partis d’opposition en chambre à la fin de la dernière session parlementaire, soit au printemps dernier. Depuis, les députés ont parlementé plus de 50 heures en différentes instances afin de parvenir à un compromis favorisant l’adoption de ce texte législatif, mais sans toutefois y parvenir puisque seulement le premier article du document a été approuvé par tous. C’est à se demander combien de temps faut-il pour qu’une mesure économique qualifiée d’urgente soit adoptée par le parlement québécois ? Dans ce cas-ci en particulier, tous les députés devraient comprendre l’urgence de la situation et cela devrait, en théorie, apparaître dans leurs façons de travailler. Tout le monde le sait… la politique, c’est avant tout l’art du compromis et ce dernier n’est sûrement pas au rendez-vous avec les députés en ce moment. Le gouvernement refusant de façon presque systématique de diluer sa proposition afin de trouver une solution plaisant aux partis d’oppositions et ces derniers n’en concèdent pas plus pour ce qui est de donner au gouvernement la latitude nécessaire pour la bonne gestion des intérêts québécois. Certes, il est tout à fait normal pour une mesure exceptionnelle comme celle-ci que les partis d’opposition ne donnent pas un chèque en blanc au gouvernement, mais encore faut-il que ce dernier puisse agir en temps opportun.

L’urgence d’agir ne s’est toutefois présentée qu’au parti au pouvoir puisque les autres formations politiques, bien que mécontentes d’être parvenues à ce résultat de cette façon, n’ont rien fait dans les temps impartis pour l’en dissuader. Pourquoi leur solution de couper le texte de loi en deux (soit une partie permettant au gouvernement d’agir dans l’immédiat pour stimuler davantage l’économie provinciale et une autre à propos du chèque à lui donner) n’est sortie que le matin même de l’application du bâillon ? Pourquoi le gouvernement, en prenant conscience de cette proposition, n’a pas décidé d’y réfléchir sur une courte période de temps afin de jouer le jeu parlementaire de la démocratie ? Une solution similaire ou presque identique aurait pu être trouvée suite à ces débats entre formations politiques si chacun avait accepté de jouer le jeu selon les règles et conventions en place. Que cela plaise ou non aux partis d’opposition, le gouvernement a la responsabilité d’agir afin de veiller aux intérêts de la population québécoise. Par ailleurs, que cela plaise ou non au gouvernement libéral de Jean Charest, le jeu politique de notre système implique que les partis d’oppositions sont là pour surveiller ses faits et gestes et que l’adoption de lois se fait avec des discussions en commissions ou en chambre avec les autres formations politiques élues et non pas de la façon dont il s’est pris encore une fois… Dans ces deux cas de figure, nous nous retrouvons en face d’individus qui n’ont pas rempli leurs fonctions telles que dictées par les conventions en place. Les règles politiques existent pour une raison bien simple et c’est pour assurer la survie du système tel qu’il a été bâti à l’origine et au fil du temps. L’utilisation d’un bâillon parlementaire pour le gouvernement et le refus de collaborer et le retard inacceptable dans le constat qu’il faut trouver un compromis pour les partis d’oppositions ne sont aucunement inclus dans ces règles.

Finalement, l’adoption du projet de loi 40 était avant tout essentielle afin de donner la latitude légale d’action au gouvernement pour nous sortir du marasme économique actuel. Cependant, son adoption ne doit surtout pas faire retomber le gouvernement actuel et les futurs dans le même schème vicieux qu’autrefois où on dépensait sans compter et sans penser à notre capacité réelle de payer. Par ailleurs, l’adoption de cette loi et le chèque venant avec doit se faire en restreignant le plus possible les possibilités non prévues d’actions du gouvernement. Les leçons du passé nous faisant remémorer que souvent les oublis techniques et administratifs ont permis des tours de « passe-passe » de la part d’anciens gouvernements et qu’il vaut mieux essayer de prévoir le plus possible toutes les éventualités afin d’éviter une telle boîte de Pandore. Pour ce qui est de l’utilisation du bâillon, la faute n’est pas uniquement à pointer sur le gouvernement puisque les partis d’opposition en ne faisant pas accélérer efficacement les débats y ont contribué largement. Par ailleurs, si la mesure était aussi urgente que le gouvernement l’a prétendu lors de l’annonce de la suspension des règles parlementaires, pourquoi les députés de la chambre ne se sont-ils pas réunis en séance spéciale durant tout l’été pour parvenir à un accord satisfaisant ? Pourquoi aussi une suspension des règles après seulement trois jours de session parlementaire ? Ce sont là des questions qui font douter quelque peu de la légitimité et de la pertinence d’une telle mesure, mais sans toutefois rien enlever à l’importance du texte adopté qui lui est primordial pour les intérêts du Québec. En fait, pour répondre à la question de départ, le Chien de garde est d’avis que le geste libéral d’imposer ledit bâillon serait finalement une astuce autoritaire qui a sa raison d’être selon le contexte actuel, mais qui ne l’aurait probablement pas dans un monde où chacun ferait son travail de façon efficace. À savoir maintenant dans quel monde le gouvernement se situera lors de l’application à la lettre de cette Loi 40… Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec à ce sujet.

Pour plus d’articles sur cette nouvelle, vous pouvez cliquer sur les liens suivants :

–          Projet de loi 40 – Un bâillon dès le deuxième jour – http://www.ledevoir.com/2009/09/18/267558.html

–          Québec force l’adoption du projet de loi 40 – http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/200909/18/01-903273-quebec-force-ladoption-du-projet-de-loi-40.php

–          Lettre d’opinion d’un lecteur de cyberpresse « Augmenter plutôt mes impôts! » – http://www.cyberpresse.ca/opinions/forums/200909/22/01-904382-augmentez-plutot-mes-impots-.php

–          Québec force l’adoption du projet de loi 40, malgré l’opposition – http://www.google.com/hostednews/canadianpress/article/ALeqM5ixSnjLoWlKRMTfOH67bQC6a_zSZA

–          La révolution tarifaire de André Pratte, Cyberpresse, 28 septembre 2009, http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200909/28/01-906083-la-revolution-tarifaire.php

L’intégrité des serviteurs de l’État… non l’intégrité plutôt de la population !

Posted in Culture et identité, Politique fédérale, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on septembre 16, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLe Chien de garde reprend ses activités en faisant un commentaire sur un enjeu d’actualité et surtout primordial pour les intérêts supérieurs de notre nation et notre collectivité. Ce dernier est la notion de service à l’État et peut être défini comme étant le fait de se mettre au service professionnel d’une nation dans le but de la servir elle et ses intérêts. Pourquoi un commentaire sur cet enjeu ? La réponse est toute simple… Il s’impose par lui-même puisqu’il est sur toutes les lèvres de la population et sous toutes les plumes des chroniqueurs politiques de notre société depuis plusieurs années. En cette période où la population n’a plus confiance aux individus censés les représenter et qu’elle a élue, en cette période où certains d’entre eux oublient ce que c’est de se mettre au service de son État et de ce que cela implique, en cette période où le parlement fédéral ne fonctionne pas suite aux gamineries de ses membres et surtout en cette période préélectorale au municipal dans tout le Québec, il est temps de remettre les pendules à l’heure sur cette notion primordiale dans tout État de droit se respectant.

En premier lieu, avant de discourir sur cette notion, il faut bien la clarifier dans le but de vraiment la comprendre dans sa globalité. Se mettre au service de son État, c’est se mettre au service du gouvernement ou une de ses composantes que ce soit un ministère, un organisme de réglementation ou une entreprise publique lui appartenant. Cela implique que le gouvernement est notre employeur et qu’il est celui qui signe le chèque de paye. Bien évidemment, oeuvrer pour ce dernier implique de servir la population qu’il dessert lui-même. Contrairement au secteur privé où la loyauté de ses membres passe par leur situation professionnelle et l’argent sonnant rentrant dans le compte de banque toutes les deux semaines, le secteur public mise sur un type différent de loyauté de la part de ses membres. Ces derniers sont les serviteurs de l’État, ce qui implique qu’ils défendent professionnellement les valeurs, les croyances et les droits que la société qu’ils habitent croit important de mettre de l’avant. La collectivité qu’ils servent exige d’eux de l’honnêteté, de l’intégrité et de l’équité dans leurs prestations de services. C’est sans oublier que la population exige des employés de l’État qu’ils œuvrent à leurs occupations professionnelles en se fondant sur les valeurs dominantes de la société civile, de l’éthique publique, de l’esprit des lois en vigueur et des références morales en place. On pourrait même ajouter que dans un monde idéal, les serviteurs de l’État sont à considérer comme les gardiens de la mémoire institutionnelle et démocratique de la nation et cette préoccupation devrait les habiter constamment lorsqu’ils exercent leurs fonctions. Finalement, se mettre au service de son État, c’est arriver à s’effacer dans la prestation de nos services professionnels dans le but de penser uniquement aux intérêts supérieurs de tous ceux qui ont été, qui sont et qui seront les membres de notre société.

On remarque de plus en plus un désintérêt public marquant et dangereux à long terme du domaine public. Ce désintérêt n’est pas arrivé sans raison et surtout, il n’est pas entièrement la faute de ceux qui sont à blâmer dans les conversations populaires. Oui, certains serviteurs publics, qu’ils soient au municipal, au provincial ou au fédéral, ou bien qu’ils soient fonctionnaires ou bien des élus, ont détourné leurs actions de ces intérêts supérieurs pour ne voir que les leurs. Oui certains ont même abusé de leurs positions pour améliorer leurs situations personnelles, mais peut-on vraiment dire que c’est uniquement de leur faute ? Pour la population en général, qui sont ces gens en particulier ? La plupart diront peut être que ces derniers sont entrés dans le domaine public parce qu’ils n’étaient pas assez bons pour le secteur privé, d’autres pourraient dire que ce sont tous des arnaqueurs qui ne pensent qu’à s’emplir les poches sur le dos des pauvres contribuables ou même certains pourraient penser que ce sont des paresseux qui ne veulent pas que le beurre et l’argent servant à l’acheter… Je suis désolé pour tous ceux qui pensent comme cela, mais ces gens qui vous servent lors de vos interventions avec l’État sont le reflet de ce que vous êtes vous-même comme citoyen et société. Vous vous êtes désintéressés de la chose publique, des enjeux importants pour notre société, de ses membres que vous côtoyez tous les jours et évidemment de tout ce qui sort de votre petit pied carré d’existence… Comment voulez-vous alors que ces personnes qui vous représentent ou qui vous servent publiquement soient différentes de vous ? Ils viennent tous de la même société, du même environnement et de la même époque que vous et pour cela, il ne faut pas espérer qu’ils soient meilleurs que vous-même en tant que citoyen.

Ils n’en sont pas moins coupables pour autant pour leur égoïsme professionnel ou leurs manquements aux intérêts supérieurs de notre collectivité, mais vous l’êtes tout autant comme société. Comment voulez-vous qu’une personne de bien et saine d’esprit accepte de travailler avec intégrité et professionnalisme dans un tel environnement ? Elle peut probablement gagner beaucoup plus dans le secteur privé tout en ayant moins de problèmes à évoluer selon les règles et les conventions en place. Quelle serait la chose à faire dans ce cas ? La solution est pourtant simple à identifier, c’est seulement que la plupart d’entre vous ne la conçoivent même pas en tant que tel…

Cette solution ne peut venir que de vous-même, soit la base de cette société. Il ne faut pas espérer que ceux qui vous servent changent de tempérament du jour au lendemain. Il faut avant tout que vous changiez vous-mêmes en tant que citoyens, individus, parents, travailleurs, étudiants ou adultes fonctionnant dans cette société. Il faut que vous acceptiez de vous intéresser à ce qui se passe autour de vous, il faut que vous démontriez un intérêt pour ce système qui vous a donné ce que vous avez aujourd’hui et il faut que vous compreniez que notre type de société dans laquelle notre nation évolue implique que ses membres participent à sa croissance et à sa maintenance. Par ailleurs, si vous voulez que les serviteurs de l’État changent pour le mieux en servant enfin vos intérêts, commencez à vous manifester pour défendre ce que en quoi vous croyez. Notre système politique regorge d’arènes publiques où le simple citoyen peut se faire entendre et écouter par ceux qui le servent et il faut que la population utilise cette fonctionnalité de notre démocratie si elle veut que la situation s’améliore. Cette solution ne peut qu’émerger de la base pour avoir une chance de réussite parce que notre système a été fait par des citoyens pour des citoyens et de cette vérité ultime, il faut en déduire que la clé ne réside pas dans ceux que nous nommons les serviteurs de l’État.

N’êtes-vous pas écœurés de payer vos impôts tout en ayant ce sentiment d’impuissance et de non-intérêt ? Quelle sorte d’individu êtes-vous pour continuer à payer autant de votre argent si durement gagné sans vérifier qu’il soit utilisé à bon escient ? Vous êtes les patrons ultimes des élus et des fonctionnaires et, de ce fait, il est temps de mettre vos culottes et d’exiger plus de ces derniers. Il est temps d’exiger qu’ils exécutent leurs fonctions publiques professionnelles tout en ayant en tête les préoccupations et les intérêts de la population et non les leurs. Il faut qu’ils comprennent qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent avec votre argent. Sans oublier que vous devrez vous faire entendre pour qu’ils saisissent enfin le fait que servir la population et l’État, c’est servir des intérêts plus grands qu’eux-mêmes et surtout que la population est celle qui rend le système et leurs situations professionnelles possibles. De ces constats, il faut donc déduire qu’ils sont ceux qui ont le plus à perdre si la situation actuelle perdure.

Il ne faut jamais oublier que le citoyen est le meilleur chien de garde existant et qu’il est de son devoir de vérifier que ceux qui parlent et agissent en son nom le fassent réellement dans son intérêt. Ce n’est qu’en apprenant à aboyer et à grogner tous ensemble que nous pourrons réellement changer ce qui va de travers dans notre Belle Province! Telle est l’opinion du Chien de garde du Québec sur ce sujet.

Autre article en lien avec le commentaire:

–          La nation inconsciente de André Pratte, Cyberpresse, 6 octobre 2009, http://www.cyberpresse.ca/opinions/editorialistes/andre-pratte/200910/03/01-908176-la-nation-inconsciente.php

 

Plaidoyer pour les décideurs du Québec

Posted in Partis politiques provinciaux, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juillet 3, 2009

Logo Chien de garde du QuébecAvec le départ de François Legault de la vie politique québécoise, on compte une nouvelle manifestation, pour ne pas dire simplement une victime, de l’enlisement du débat public et de la lente agonie des décideurs. Las de voir les choses stagner, ce député du Parti québécois n’a pas senti une marge de manœuvre suffisante en tant que serviteur de l’État pour faire « bouger les choses ». Qu’on soit d’accord ou non avec ses prises de position passées, ceux qui rêvent d’un Québec où la volonté d’une poignée d’hommes et de femmes peut mettre en branle de grands projets moteurs doivent en être attristés… et tous les observateurs intéressés par le sujet devraient tenter de comprendre pourquoi les grandes idées sont devenues des cages à homards. Il n’y a plus lieu d’en douter quand, du tac au tac, le président d’une grande centrale syndicale comme la CSQ sent le besoin de bien enterrer les dernières remarques de l’ex-parlementaire, qui exprimait pour l’occasion les raisons de sa démission.

Qu’est-ce que M. Legault a dit pour mériter une telle volée de bois vert ? Que le Québec était sur un déclin tranquille, qu’il fallait peut-être envisager de toucher à quelques « vaches sacrées »… un message signifiant qu’il faut de plus en plus de temps, d’énergie et de patience pour arriver à des résultats, et qu’il est toujours plus difficile d’accomplir des projets qui plaisent à la population et lui procurent des services de qualité. On n’aurait pas pu s’attendre de l’ex-député qu’il dépose une thèse de doctorat pour qu’on ait les détails de sa pensée. Il a utilisé une formule forte mais peu précise pour exprimer son idée, il n’a pointé personne du doigt, du moins pas nommément… C’était sans compter sur les plus braves soldats de l’escouade permanente de la justice sociale qui allaient chanter en choeur que M. Legault est un néo-libéral (stigmate à la mode) qui ne cherche que la productivité et le profit et ne voit pas que les employés des services publics se tuent à l’ouvrage. Outre le fait que poser une étiquette pour rejeter sans appel tient du simplisme le plus bête, les deux visions qui se sont affrontées ne sont pas complètement différentes, contrairement à ce qu’aiment à penser les bonzes de la solidarité. Au contraire, certains de leurs constats pointent dans la même direction. Ce que le Chien de garde croit, c’est que ce débat d’idéologues doit prendre fin pour prendre une tournure plus constructive si on veut cesser d’être une société qui se contente de moins.

Dans la majorité des problèmes ou situations, ceci explique cela. Par exemple, le Québec est de moins en moins capable de réaliser ses projets et, en même temps, ses services publics sont de qualité inférieure à ce qu’ils étaient. Y a-t-il un point de rencontre entre ces deux observations ? Probablement, puisque dans les deux cas, nos pratiques ont mené à des reculs. Dans les deux cas, la qualité des services publics et le développement économique et social, on conclut que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Pour reprendre un exemple cher à M. Parent, si on pouvait dire il y a une trentaine d’années que les employés des secteurs de la santé et de l’éducation réussissaient à maintenir un bon équilibre entre le temps et l’énergie consacrés d’un côté et l’accomplissement de leur travail de l’autre, c’est qu’il y avait des résultats satisfaisants. Ce n’est pas un sacrilège de le dire, à moins qu’on conçoive les choses de façon tellement étroite que même les mots nous font peur désormais !

En refusant de repenser les interventions de l’État et en nous situant constamment dans la logique d’affrontement, on ne s’est pas rendu service. On s’est enfoncé d’un cran quand on s’est réfugié dans de grandes idées abstraites, ou plutôt des blocs d’idéologie, afin de se disputer le titre de champion de la vision à suivre. Pour remédier à cette réalité consternante, le Chien de garde pense qu’il est temps de se dire, partout et dans tous les milieux, cette petite phrase toute simple : les problèmes en lien avec l’intervention de l’État ne sont jamais exclusifs les uns des autres.

Liens en lien avec ce commentaire:

http://www.ledevoir.com/2009/07/04/257812.html

Les Québécois et le débat public : quelle voie choisissons-nous ? Réflexion sur un sujet qui ne dépend pas de l’actualité.

Posted in Culture et identité, Politique québécoise, Société by Le Chien de garde du Québec on juin 19, 2009

Logo Chien de garde du QuébecDepuis son entrée dans la modernité, le Québec a connu une évolution impressionnante, particulièrement en ce qui a trait à sa société civile. En l’espace de moins d’un siècle, il est passé d’un statut relativement traditionaliste à celui d’une nation ouverte sur le monde, plutôt progressiste et attaché aux valeurs du nationalisme civique et de liberté individuelle. Ailleurs en Occident, rarement a-t-on pu constater un changement aussi rapide et harmonieux.

Cette ouverture a eu comme conséquence majeure le changement de l’implication du citoyen. Mieux informé, en mesure de prendre des décisions éclairées et armées des principes qu’on a énumérés, il a finalement acquis ce qui lui faisait défaut à une autre époque pour participer à la discussion publique. Du moins en principe. Autrefois, le débat était orienté par des autorités dont le discours n’était que rarement ou difficilement remis en question, mais néanmoins courageusement défié par des gens aux convictions inébranlables. Ainsi a germé la démocratie. Mais l’ampleur de ce changement n’a probablement pas suffi à effacer toute trace d’un passé trouble. En dépit de nos avancées, de vieux réflexes n’ont pas cédé. Un fort sens du communautarisme persiste et comporte son lot de conséquences. En effet, les différents groupes d’intérêt qui composent notre grande famille nationale sont devenus des empêcheurs de tourner en rond ou des protecteurs de chasses-gardées aux intérêts très ciblés. C’est devenu une façon de s’assurer que rien ne change pour le mieux : miser sur la cohésion du groupe et son mode de vivre ensemble pour tuer le débat. Vous avez bien lu, on veut tuer le débat.

Le temps est venu d’une vaste réflexion sur ce sujet, car la paralysie ne fera que rendre notre société moins attrayante. Au premier chef, on doit repenser notre façon de débattre et de prendre des décisions.

On doit maintenant s’expliquer et pour ce faire, on examinera des cas particuliers de « grands débats » et les conséquences qu’ils ont eues. Prenons comme premier exemple le débat lucide-solidaire, qui est mort-né et n’a pas fait progresser le Québec d’un iota. Cet épisode a permis de montrer au grand jour à quel point on était prisonniers des idéologues. Quel était l’intérêt des acteurs en place de débattre du bien commun, sinon de réaffirmer l’hostilité d’un camp face à l’autre ? Les questions qui ont été posées par les uns ont été anéanties par les efforts des autres et en conséquence, rien n’a été résolu. Le modus vivendi, c’est-à-dire la façon de prendre nos décisions au jour le jour, est resté le même… malgré l’urgence de la revoir. C’est quand même décevant! D’habitude, un débat sert justement à trouver des solutions. À quoi bon débattre alors, si ce n’est que pour revenir à la case départ ?

La même réflexion peut s’appliquer jusqu’à un certain point au fameux débat sur les pratiques interculturelles, conduit par la commission Bouchard-Taylor. S’il est vrai que tous ont eu l’occasion de s’exprimer sur un enjeu de première importance, on ne peut pas non plus dire que les résultats ont été intéressants et impressionnants. Encore une fois, les discours se sont opposés sans finalement trouver de point d’entente pour construire sur une nouvelle base nos relations citoyennes. L’ex-majorité silencieuse est redevenue tout aussi silencieuse et les immigrants et membres de certains groupes ethniques ont toujours autant de difficultés avec l’emploi et l’intégration (à ce sujet, voir les taux de chômage qui les affectent au cas par cas). Les relations ne sont pas meilleures qu’elles ne l’étaient en 2006, à la veille de ce qu’on a appelé à tort la « crise des accommodements raisonnables », une extension malheureuse d’un principe juridique qu’on a étiré jusqu’à lui faire perdre son sens… par pur opportunisme.

La difficulté qu’on a identifiée va beaucoup plus loin que ça ! Officiellement, nous sommes un des rares endroits au monde où construire un hôpital cause une saga… Attention, nous devrons bientôt refaire deux échangeurs ! Les décideurs sont absents, les griefs sont nombreux et les intérêts corporatistes ont trouvé une niche. Pourquoi ça ? Parce que tout le Québec, dans sa grande phase de train-train, a abdiqué ses responsabilités.

Les Québécois doivent plus que jamais s’interroger sur l’efficacité de leurs débats, sinon ils seront condamnés à subir les événements. Ça passe par un changement d’objectif : débattre pour devenir meilleur. Pas pour emporter l’adhésion du groupe et serrer les rangs. Nous valons plus que ça. N’ayons pas peur de transcender. Lorsque le changement s’impose, il ne doit pas céder devant les intérêts des divers groupes : tous devraient constater un ensemble de faits semblables et proposer diverses solutions pour finalement opter pour la meilleure. À défaut, l’exercice de débat est un leurre et la liberté d’expression, un véhicule qui n’avance pas.

 On ne peut changer une culture ou une société du tout au tout, mais une culture doit pouvoir s’adapter aux épisodes qui la façonnent. Il est encore temps. La balle est dans notre camp. À moins qu’on préfère se consoler en regardant les moins bons faire moins bien…

La souveraineté ou la crise économique?

Posted in Partis politiques provinciaux by Le Chien de garde du Québec on juin 14, 2009

Logo Chien de garde du QuébecLe Chien de garde s’est senti dans l’obligation de produire un commentaire sur une série d’événements qui se passent dans la politique québécoise depuis quelques semaines. Ledit événement est la tentative désespérément futile du Parti Québécois de relancer le projet souverainiste, et ce, à toutes les sauces possibles… contre les déboires de la Caisse de dépôt et placement du Québec… contre le réchauffement climatique… contre les sables bitumineux… contre la crise économique… tant qu’à faire, autant être indépendant pour régler la pandémie du sida ou le problème de la faim dans le monde!

Ce que le Chien de garde veut dire, c’est qu’il faut savoir être mesuré et logique dans la vie et que croire que l’indépendance nationale viendra régler tous les maux de notre société et faire du Québec le « plusss » meilleur pays au monde, c’est rêver naïvement en couleur. Si le Parti Québécois pense que c’est de cette façon qu’il montrera à la population québécoise qu’il représente l’autre option capable de gouverner notre province, il se trompe lourdement et mérite amplement de continuer ses petites galères contre-productives sur les bancs de l’opposition.

Un parti d’opposition et, de surcroit, surtout celui qui forme le groupe officiel doit être capable de présenter un projet de société avec une vision et des solutions sensées aux problèmes réels et concrets que la population connaît à tous les jours. Aujourd’hui, le 14 juin 2009, il me semble que ce n’est pas l’indépendance qui est au sommet de ce palmarès, mais plutôt des solutions qui feraient en sorte que le Québec ressorte plus fort et plus vite de la crise économique actuelle. Or, il est très surprenant de voir une femme comme Pauline Marois, qui se dit terre-à-terre et connectée avec la population, être si loin de cette réalité qu’elle décrit comme la sienne en politique.

Un petit conseil utile au Parti Québécois et à sa « cheffe » qui espèrent ardemment mettre en déconfiture le Parti libéral du Québec et Jean Charest afin de former le prochain gouvernement … cela sera uniquement possible si vous mettez réellement de côté votre article 1 et toutes ses ramifications en petits caractères, dans les oubliettes si possible. La population n’est pas crédule au point de vous croire lorsque vous affirmez que l’indépendance règlera tout et surtout qu’elle leur mettra plus d’argent dans les poches…